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lundi 22 juin 2020

Le Roi est déjà mort au Mali, que vive enfin le leader tant attendu.

Une transition de deux ou trois ans ne servira à rien. Organiser d'autres élections à la hâte ne nous mènera qu'à la case de départ.

Il faut un vrai leader patriote pour le Mali, que ce soit un Militaire comme le Général Gamou, un Imam comme Mahmoud Dicko, un leader politique franc comme Cheick Modibo Diarra (Bamanankè) ou un intellectuel moins bavard qui connaît le Mali comme Tatam Ly.

Les Maliens ont besoins de quelqu'un qui n'est ni Adema, ni RPM ni URD, un élément honnête.

Le nettoyage de la scène politique Malienne prendra au moins cinq ans, si non le sacrifice ultime prendra vingt ans ou plus sans changement de système de gouvernance.

Les propositions de la CEDEAO se sont pas des solutions à long terme. C'est juste un changement d'acteurs pour jouer le même scénario. Pour le moment, les Maliens n'ont mêmes pas besoin de députés.

Pendant cette transition, il faut dissoudre l'Assemblée Nationale Budgetivore et le remplacer par une commission composée d'avocats confirmés, nommés sur concours, pour la révision des lois. Le vieux IBK peut rester pour le reste de son mandat, mais sans aucun pouvoir.

La CEDEAO a t-elle pu apporter une solution idoine à une crise dans l'un de ses Etats membres?

Je l'ai dit et je le répète, une révolution est une guerre à gagner. Bienvenue en politique cher Imam Dicko. Il ne faut pas lâcher les "marcheurs".

Djibril Elhassane TRAORE

La marche du jour: Ce qui s'est passé

Les organisateurs ont manqué de moyens. C'est la seule réponse compréhensible à cette question.

Il faut avoir les moyens de sa politique; en d'autres termes, avant de remplir sa bouche de farine, il faut avoir suffisament d'eau à côté pour ne pas s'étouffer par la suite.

Qu'est ce qu'il fallait faire après l'échec à monter à Koulouba pour remettre la demande de démission au président de la république IBK? On devait s'y attendre et avoir un plan. Le doute de certains sur ce même manque de plan est bien fondé.

Une révolution est une guerre à gagner, mais il faut s'y préparer d'avance. Il faut un plan, pour faire mobiliser les acteurs coriaces à l'ombre.

Avec deux tires au poteau, il faut changer de buteur, ou plutôt de stratégie. Celui qui ne sait pas nager, doit d'abord porter le gilet gonflable avant de se jetter à l'eau.

Il faut de "grands moyens" pour faire démissionner un Président démocratiquement élu. Quels moyen?

Ne me retournez pas la question, je ne souhaite pas un vide constitutionnel en ce moment.

Affaire à suivre

Djibril Elhassane TRAORE

Les chefs d'États Africains et leurs discours rigolo

Les discours de nos chefs d'État Maliens me font rire:

Cela me rappelle un sketch de Guimba sénior en 1992 sur les concertations nationales.

Selon lui, chaque intervenant disait exactement la même chose: "il est vraiment temps qu'on arrête de parler et que tous les Maliens se mettent au travail".

Après lui un autre prend la parole: "En réalité, il faut que nous travaillons maintenant, nous avons assez parlé".

Ainsi de suite pendant des semaines, tout le Monde disait qu'il faut arrêter de parler et de se mettre au travail.

Ce sketch a continué de 1992 à nos jours, IBK aussi joue à la même pièce de théâtre à sa façon.

Pour lui c'est " Le Mali est dans mon coeur, j'aime ce pays, Dieu est mon témoin". je rigole car on n'associe pas Dieu à un mensonge. Tu finiras toujours par payer cher quelle que soit ta confession. Et à chaque fois, il y a certains qui applaudissent.

 Ma position est claire, laissez-le finir son mandat. Nous n'avons pas oublié 2012. Un vide constitutionnel donnera une raison valable au "Azawadien" de prononcer solennellement leur indépendance.

Pendant ce temps, préparons la relève avec sérieux.

Djibril Elhassane TRAORE

samedi 9 mai 2020

Fin de Couvre feu au Mali: Le repli du gouvernement face à la détermination du peuple.

Pourquoi IBK a laissé le soin au premier ministre d'annoncer la fin du couvre feu?

C'est très simple à comprendre, Boua aime annoncer les mesures drastiques à son peuple comme pour leur rappeler que c'est lui le CHEF.

L'annonce officielle de la fin du couvre feu est un échec du gouvernement dans sa lutte contre le coronavirus.

Le sang qui a coulé était un signe annonciateur du début d'une grande révolution en ce mois de carême.

En deux mois de crise, des milliers de personnes ont perdu leurs boulots, des entreprises fermées, des chefs de familles cloués au sol. Il y a eu plus de peur que de mal, nous sommes à moins de 700 personnes contaminées.

Les musulmans ont signalé leur refu de fermer les mosquées ou de surseoir à la prière nocturne qui commence à partir du 21 eme nuit du mois de ramadan. La violence était inévitable entre force de l'ordre et population.

Boua a bien vu cette fois ci, d'où le repli du gouvernement de Boubou "Ardogalo". Un Diata ne s'annonce pas vaincu en publique, il faut laisser les enfants annoncer la nouvelle.

Une façon bizarre de communiquer avec le peuple, car les réseaux sociaux étaient déjà inondés par la nouvelle avant même la sortie du chef de gouvernement.

Djibril Elhassane TRAORE

samedi 2 mai 2020

Hommage à Master Soumy pour avoir dit NON aux cadeaux empoisonnés

Photo web
N'associez pas notre Master Soumy national à vos comédies.
Que faire du sucre, du riz, du lait, du thé, des bonbons, café et autres choses venant d'un responsable politique si ce n'est de mettre son énergie au service du donateur? Le jeune Rappeur a refusé de consommer le fruit de la corruption.

Il a fallu qu'il refuse leurs cadeaux empoisonnés, pour qu'ils changent les données en faveur du donateur en le faisant passé pour un humanitaire.

Cet homme humanitaire!!! Il a fait quoi dans ce pays? A part, cloué au sol les écoles et affamé les enseignants du Mali pendant presqu'une année par ce qu'il est en même temps premier ministre, ministre des finances et membre de la "famille royale".

Aujourd'hui, il veut jouer à la politique de Bakary Togola en "massant avec de l'huile, des lèvres séchées de nos pauvres comédiens pour faire croire qu'ils mangent. Autrement dit: "ka djoni djo oudja", leur donnant un peu pour quelques numéros bidons sur YouTube.

Ils cherchent des éloges, des épopées à son nom pendant que les enseignants crèvent au vu et au su de tous les Maliens. Monsieur le donateur, cette politique ne marche pas avec notre Master Soumy.

Les enseignants ont remué ciels et terres pour réclamer leurs droits légitimes en vain. On a l'impression qu'il veut en finir avec les écoles publiques. Il a tellement mélangé que lui même se retrouve embourbé dans des problèmes. Il ne sait plus  comment sortir dignement de cette crise scolaire.

Par ce refus spectaculaire et surprenant, le jeune Rappeur Master Soumy vient d'attirer l'attention d'une autre classe sociale, ceux qui n'écoutent même pas le rap. Merci d'avoir dit NON au dictateur.

Aux autres artistes et comédiens triés sur le tas, nous leurs disons ceci: " Master Soumy n'est pas un lézard à deux langues, il n'est ni clochard ni bouffon, ni insouciant.

Master Soumy, Bienvenue dans la cour des grands LEADERS.

A tous les défenseurs du diable, je vous lance ce défis: Qu'est ce que ce fameux donateur a réussi à faire dans ce pays depuis sa première nomination jusqu'à nos jours?

Djibril Elhassane TRAORE

Elections législatives au Mali ou nominations des députés

Les candidats qui ont refusé de participer à ces élections doivent en être fiers. Ils sont les vrais représentants de la cité. Au moins, ils se soucient du bien être de leurs semblables.

Il faut reconnaître que ces élections se sont déroulées le 19 avril dernier, dans des conditions d'insouciance totale de la part du gouvernement avec un taux de participation de 35,25%.

Les médias et la société civile ont beau crié à la propagation du covid-19, le premier ministre a joué au sourd. "Covid-19 ou pas,  ces élections auront lieu" a t-il martelé.

Par conséquent, nous avons dépassé les 500 personnes contaminées sans compter les autres contacts parmis le reste de la population.

Dans toute cette histoire, il y a quelqu'un qui a raté sa sortie honorable de l'Assemblée Nationale. Il s'agit de Oumar Mariko qui aurait dû boycotté les élections pour lutter contre la propagation du coronavirus.

Le slogan de campagne du député du parti Sadi aurait dû être: "Restez chez vous, restez en bonne santé, j'ai besoin de vous". Mais, il a accepté d'affronter Sidiki N'fa Konaté, un nouveau venu en politique, qui l'a battu dans son propre fief a Kolondieba.

Pour certains, la population de Kolondieba a tout simplement changé de député. Oumar Mariko, malgré toutes ses années passées à l'assemblée Nationale  n'aurait pas fait plus de réalisation que Sidiki (ex DG de l'ORTM).

Monsieur Konaté, lui aussi ressortissant de la dite localité, a de beaux jours devant lui, Barou etant déjà écarté; qui pourrait lui rendre encore la tâche difficile de rester à l'Assemblée Nationale dans les jours à venir? Cela est une autre histoire.

La proclamation définitive des résultats par la cour constitutionnelle ce 30 avril 2020, ressemblait plutôt à des nominations. Certains gagnant sont devenus des perdants et vice versa. Les premières contestations populaires ont déjà commencé à Sikasso où il y aurait des erreurs flagrantes.

Djibril Elhassane TRAORE

mercredi 29 avril 2020

Fake news et Covid-19 au Mali (suite et fin)

J'avais promis de revenir sur les fake news concernants la mort d'un Imam et de son "falake" dans une Mosquée à Banankabougou et aussi celle de feu Gaoussou, le fils de l'imam Guidjo à Segou.

Par respect pour les morts, et aussi pour ne pas jouer le jeu des "buzzistes" (ceux qui publient justes pour faire le buzz) et des "scoopards" ( ceux qui veulent toujours être le premier à publier une information et s'acharnent à la défendre même si c'était fausse). Désolé, vous ne trouverez pas ces deux mots dans le dictionnaire.

Gaoussou souffrait d'une autre maladie bien connue plusieurs mois avant le covid-19. Je m'arrête là. Je ne fouillerai ni à la morgue, ni au cimetière, je ne donnerai pas aussi des billets de banque à un agent de santé proche du défunt pour me livrer son dossier médical. Je me met juste à la place des parents du disparu. Question de moral et d'éducation.

Quant à la mosquée fermée, selon une de nos sources "l'Imam avait opté pour la fermeture, comme son grand frère à Torokorobougou. En ce moment le Mali n'avait enregistré que 2 cas".

Il n'était pas le seul, beaucoups d'autres imams avaient fermé leurs mosquées, mais avec le mois de carême, ils ont reouvert les mosquées de plus belle pour les fidèles.

J'invite les "buzzistes" et les "scoopards" à se concentrer sur d'autres sujets d'actualités moins polémiques au lieu de transformer leurs organes de presses en entreprises de pompes funèbres.

Formons-nous et informons-nous avant d'informer le public.

Djibril Elhassane TRAORE