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vendredi 23 août 2013

LES DEFIS DU NOUVEAU PRESIDENT IBRAHIM BOUBACAR KEITA



Le nouveau Président du Mali, aura du pain sur le plancher ; Les défis à relever sont énormes. Si le nord est un souci pour le futur gouvernement, les faits récents à Bamako nous amènent à conclure que le sud aussi constitue pour Ibrahim Boubacar Keita un obstacle à franchir afin de réussir son premier mandat de cinq ans.

Le désarmement définitif du Mnla et alliés constitue sans doute une priorité avant toute négociation. On ne peut pas parler de paix, de réconciliation nationale pendant que l’autre partie reste sur la défensive avec des armes.

Les internautes réagissent sur la situation: « Il faut battre le fer pendant qu’il est chaud, le Président ne doit pas tourner autour de la question d’Azawad, c’est cela le vrai soucie des Maliens, le MNLA et alliés ne doivent pas imposer leur proposition au gouvernement, c’est ensemble à Bamako que le problème du nord doit être débattu, pas à Ouagadougou », nous explique Yacouba.  

Moussa Diakité pense qu’il faut surtout éviter de négocier avec les seuls Touarègues qui sont minoritaire au nord. Il ajoute également que la négociation doit impliquer toutes les couches sociales sans distinction de classe sociale, de race ou d’ethnie.

« Il faut exclure puis sanctionner tous ceux qui se sont associé aux islamistes pour détruire leur propre pays au profit de quelques billets de dollars, il s’agit bien des membres du Mnla, d’Anesardine, ils sont tous des criminelles qui se voilent pour cacher leurs vrais identités », propose Ali Touré.

L’accord de Ouagadougou stipule, dans son article 20 du chapitre III, que le nouveau Président doit renouer le dialogue avec le MNLA et alliés 60 jours après sa mise en place. Il doit aussi, en collaboration avec la commission dialogue et réconciliation, entamer des pourparlers de paix avec toutes les communautés du nord. Plusieurs questions seront débattues afin d’établir une paix globale et définitive au nord du Mali.

En plus de la question d’Azawad, la situation économique du pays est déplorable. Avec la crise, certaines familles ont du mal à manger trois fois par jours. Beaucoup de chefs de famille restent sans emplois suite à des  licenciements économiques, ou chômages techniques. Les jeunes diplômés sans-emplois augmentent de jours en jours. Les foyers se disloquent faute de moyens de survies. Le prix des denrées alimentaires montent de jour en jour.

A cela s’ajoute l’insécurité dans les villes et même dans les campagnes. Certaines personnes malveillantes passent par la violence pour trouver une solution à leurs problèmes. Les vols de motos, de voitures, des pillages de magasins, les braquages à mains armés sont le quotidien du citoyen lambda à Bamako. La population reste impuissante face à ces crimes odieux qui se produits à longueur de journée.

De surcroit, Les hôpitaux et centre de santés communautaires manquent d’équipements adéquats, d’agents compétents. Ce qui fait qu’au lieu de soigner les patients, on les achève en les prescrivant des médicaments non conformes à leurs maladies.

Dans les Ecoles et Universités publiques, la formation laisse à désirer. Elèves et étudiants manquent d’enseignement de qualité qui répond aux besoins du marché de l’emploi. Ce qui fait que le manque de travail tant décrié par les jeunes diplômés est surtout dû à leur manque de niveau aussi. La vente de diplôme et de note dans les écoles et universités est devenue un business florissant. L’association des élèves et étudiants du mali (AEEM) s’est transformée en une association de malfrats qui sème chaque année la terreur au campus universitaire de Bamako.

Le citoyen lambda cherche la paix au nord sans coup de feu, une réconciliation nationale, un Mali unis et fort. Cela n’est pas possible sans l’implication de tous dans la gestion des affaires publiques. Pour bien s’en sortir, le Président Ibrahim Boubacar Keita doit cesser d’être le leader du RPM au moment où il franchit les portes de Koulouba. Il doit se démarquer de ces prédécesseurs pour réussir sa mission.

Nous souhaitons qu’il soit le « Président de la réconciliation nationale », selon les termes du Président Ibrahim Boubacar Keita, aujourd’hui 21 Aout 2013 à son domicile, lors de sa déclaration suite à la proclamation des résultats définitifs. « Une réconciliation est nécessaire, pour faire face aux exigences légitimes de notre peuple : reconstruction d’un Etat de droit, redressement de l’armée et de l’école, lutte contre la corruption, développement économique et social.  Je serai le Président de la refondation nationale », a-t-il conclu.
Djibril Elhassane Traoré


mercredi 14 août 2013

SOUMAILA CISSE, LE NOUVEAU PRINCE DE LA CLASSE POLITIQUE MALIENNE



Soumaila Cissé, affectueusement appelé par ses partisans Soumy, le candidat du parti Union pour la République et la Démocratie (URD) vient d’enseigner les bonnes manières aux autres futurs candidats. Sa nouvelle théorie consiste à mettre la famille avant tout, en politique surtout. Il s’est rendu chez son Grand frère et son challenger IBK pour le féliciter à l’issu du second tour de la présidentielle au moment où l’on ne s’y attendait pas du tout.

Le lundi soir, c’est accompagné de sa famille que Soumaila Cissé s’est rendu chez son Grand frère Ibrahim Boubacar Keita pour le féliciter de sa victoire du second tour des élections présidentielles. Une victoire qui attend d’être confirmé par la cour constitutionnelle. Selon Soumy, «IBK a été choisi par les Maliens, il doit être considéré comme le président de tous les Maliens».

Cet acte qu’il a posé est une première dans l’histoire de la démocratie au Mali, en Afrique et même dans le Monde entier. Il vient d’apprendre aux autres futurs candidats et à l’humanité le respect des ainés, le fair- play, mais aussi le sens de la famille en politique. Ce geste de grandeur est un atout en Afrique qu’il faut désormais exploiter et une solution aux crises post-électorales. Pourquoi ne pas en faire une loi après chaque élection ?

Le Mardi 13 aout 2013, il a animé une conférence de presse à l’hôtel Salam de Bamako au cours de laquelle il a éclairci sa position. « Je ne poserai aucun acte, je ne tiendrai aucun propos susceptible d’affaiblir mon pays ou de porter atteinte à la cohésion de notre nation. C’est au regard de la fragilité de la situation du pays que mes alliés et moi ne souhaitons pas ouvrir une page de contestations et d’instabilité au Mali. Alors nous déclarons solennellement accepter les résultats que le gouvernement proclamera. Je n’introduirai aucune requête auprès de la cour constitutionnelle». Il a ajouté également que c’était pour la paix qu’il s’était rendu chez IBK pour le féliciter.

En retour, c’est lui qui reçoit des félicitations du Monde entier pour son geste patriotique et honorable. Tiéman Coulibaly, Ministre des Affaires étrangères: «Soumaïla Cissé a posé là un acte qui marque vraiment le retour du Mali à sa démocratie».

Alassane Dramane Ouattara, Président de la Côte d’Ivoire, a salué « l’attachement aux valeurs républicaines et démocratiques » de M. Cissé, Selon un communiqué de la présidence ivoirienne le 14 aout 2013.

Il faut reconnaitre que même les partisans du parti Rassemblement Pour le Mali (RPM), le parti du futur nouveau Président IBK ont reconnu la grandeur de l’acte de Soumy. « Il a montré l’exemple, désormais je souhaite que le gouvernement Malien institutionnalise ce geste, ne serait-ce que pour éviter les crises post électorales, que le vaincu se rend chez le vainqueur pour le féliciter », nous témoigne un membre influant du parti RPM.

C’est un nouveau Mali, ou Malicoura en langue nationale, qui voit le jour grâce à un homme, Soumaila Cissé. Il reste à souhaiter une bonne chance au futur Président Ibrahim Boubacar Keita pour les défis à relever.

Soumy, le « champion » a réussi ainsi à transformer sa défaite en victoire. On reconnait les grands hommes non pas par leurs paroles, mais par leur actes. Faire acte de « soumisme » après chaque élection ne fera qu’apaiser les tensions post-électorales.
Djibril Elhassane Traoré

samedi 10 août 2013

PRÉSIDENTIELLE AU MALI : STOP AUX, FRAUDES ET TRAFICS


Confisquer en politique est un acte qui relève de l’égocentrisme et la preuve irréfutable de l’absence de l’estime de soi.

Ce n’est pas une honte de se parler entre malien ou africain et de se dire toutes les vérités. Ce n’est pas une honte de dépoussiérer nos pages d’histoire et de faire jaillir la lumière pour guider nos enfants sur le chemin de la patrie. Ce n’est une honte de demander pardon et présenter ses excuses pour les actes criminels commis contre le peuple et la patrie.

Ce n’est pas une honte de restituer les biens du peuple qui ne sont pas les vôtres et revenir sur le chemin de l’honnêteté. Ce n’est pas une honte de renoncer à la confiscation de la souveraineté de notre peuple et de respecter sa voix et son choix pour un pays libre et indépendante.

Ce n’est pas une honte de reconnaître ses faiblesses et ses erreurs et laisser la gestion du pays et le pouvoir aux compétences nationales capables de remettre notre Mali (Afrique) sur les rails du développement pour construire un état moderne. Ce n’est pas une honte d’écouter notre jeunesse et lui donner la chance de prouver ses capacités, de relever les défis et de faire face aux enjeux du siècle présent.

Ce n’est pas une honte de laisser le pouvoir aux enfants de la nation et de quitter avec les honneurs pour aller écrire (si vous avez des choses à dire) pour enrichir les pages de notre histoire. Ce n’est pas une honte de gagner le pouvoir et non de le voler au peuple par des élections farcies au trucage et à la tricherie.

« Par Contre »

La honte est de vivre dans le péché du mensonge. La honte est de construire sa vie et faire nourrir ses enfants avec de l’argent de la corruption. La honte est de voir le peuple du haut de votre perchoir à l’image de Maitre corbeau, sur un arbre perché. La honte est de voir avec jouissance le monde extérieur qui vous glorifie, un monde qui rit de vous et qui vous réduit à l’état de sous-développement intellectuel.

La honte est de ne pas avoir honte.

Pour toutes ses raisons plausibles, le respect de la volonté populaire demeure inconditionnel pour construire un Mali, ou une Afrique de lumière qui fera la fierté de nos enfants. Notre devoir est de rejoindre le parcours de la démocratie pour mettre fin à la politique du clanisme, de béni-amis, du régionalisme et de charlatanisme.

L’unité du peuple et son engagement à édifier un pays de droits et devoirs peut être encore possible par une volonté politique des forces supérieures animées par l’amour de la patrie et l’attachement nationaliste et indéfectible aux valeurs de Juillet-Août et de la république a organiser des élections propres et intègres. Il est encore temps et possible de retrouver la paix civile, la coexistence pacifique entre toutes les parties de la société civile, le partage du travail et les richesses nationales, le respect de la loi et l’amour de la patrie. 


Les présidentielles 2013 reste un indicateur de volonté politique entre les mains de ceux qui décident pour l’Algérie de nos enfants et des générations a venir. A cet effet, le choix d’un homme doit exprimer la volonté du peuple. Le peuple doit être maitre de son destin et de sa patrie. Le peuple ne doit pas être sous la tutelle d’un homme, d’un clan ou d’une confrérie. Le peuple doit être souverain pour construire un pays souverain avec un projet politique et un état souverain.

L’Etat souverain n’est pas redevable de son statut aux forces extérieures. Le président du peuple possède toute la créditation pour engager le pays dans la direction de son projet pour son épanouissement économique et social. Il est temps de finir avec le sérail de la recommandation, de la tutelle, de la négation et de règlement de comptes.

Le peuple est majeur et responsable, a droit à une vie décente et à la paix. Sa jeunesse possède toutes les énergies possibles pour conquérir le monde du savoir, de la science, de la technologie, de la politique et des affaires. Cette richesse inestimable à besoin d’être valorisé, écouté et respecté par les dirigeants du pays.


Source: http://www.baobab-news.com/spip.php?article504
Samedi 10 août 2013, par Cissé Makan.

vendredi 9 août 2013

CONSEILS POUR APPRENDRE A BIEN COMMUNIQUER ..!



Il est essentiel de savoir bien communiquer dans notre vie politique, sociale, professionnelle ou familiale. C’est alors que nous pouvons établir et entretenir, développer et consolider des relations harmonieuses avec nos enfants, nos épouses, notre voisin l’élu, le ministre, l’enseignant…

Ni le président ni le gouvernement ne rendent compte de ce qu’ils font ou ne font pas.
Nous avons tous vécu, et nous vivons presque régulièrement cette situation d’échec lorsqu’une discussion se termine en règlement de compte, en dispute, en reproches, en accusations ou bien se solde par l’incompréhension ou le mécontentement de notre interlocuteur. Il est clair que le fait de mal communiquer entraine de facto des dégâts considérables. Mais saviez vous que pour bien communiquer avec les autres, il faut, avant tout, apprendre à bien communiquer soi-même
.

Ainsi, savoir dire au peuple des vérités toutes simples concernant par exemple l’état des dépenses du gouvernement , les salaires des ministres, les conditions de vie de nos troupes aux frontières, chercher à obtenir des renseignements pour être rassuré sur des questions religieuses, savoir ce que les autres veulent, chercher à connaître les dépenses de la commune de son territoire, l’agenda du maire, être informé de la santé du président de la république…

Cette dernière question a de manière étrange suscité au printemps 2013 une polémique sans limite à cause de la vacance prolongée du poste de président de la république. Parce que l’on a très mal communiqué de haut en bas, résumant les bulletins de santé du premier magistrat du pays à des annonces incohérentes et interdisant au peuple de le voir par l’image. Ne serait-ce que sur son lit d’hôpital, ce qui aurait certainement renforcé davantage sa crédibilité ébréchée par les affaires de corruption de son entourage.

Nous oublions peut-être que chez nous, le président de la république et les ministres n’ont aucun compte à rendre à la population, ni sur leur bonne santé, ni sur leur maladie, ni sur l’argent qu’ils dépensent .Ceci est une exigence en démocratie. Pas en Afrique. Le peuple considère dés lors que la politique est une activité sans rapports avec sa vie quotidienne.

Cependant, il nous sera impossible de communiquer de façon constructive avec les autres, si notre communication intérieure s’avère incohérente, sujette aux contradictions, aux mensonges et si une multitude de peurs, de doutes ou de croyances viennent perturber son fonctionnement. Alors comment faire ? Bien communiquer avec soi, signifie savoir identifier et exprimer ce que nous pensons, ce que nous nous disons, ce que nous nous racontons, savoir ce que nous voulons et ce que nous ne voulons pas. Si nous ne communiquons pas correctement avec nous-mêmes, si nous avons tendance à nous mentir, à refouler, à déformer ou ignorer les choses, à faire comme si certains faits, certaines données n’existaient pas, alors la communication avec les autres sera particulièrement pénible, voire dangereuse.

L’Africain se sait pas communiquer, depuis l’enfance jusqu’au stade adulte. Ceci est une réalité qu’on ne peut pas occulter. Très souvent, un déficit de communication entraine des violences verbales ou physiques entre des individus ou des groupes d’individus qui laissent des séquelles profondes chez les hommes.

L’absence de communication intérieure ou une mauvaise communication avec nous-mêmes va nous entraîner vers une sorte de dépendance vis-à-vis des autres. C’est ainsi que nous risquons de compter constamment sur autrui pour qu’il nous explique ce qui ne va pas chez nous. Et c’est pourquoi les africains vont rechercher les informations ailleurs qu’en Afrique parce que les gouvernants ne communiquent pas ou le font mal.

Les informations que nous recueillons de cette manière sont forcément mauvaises car la meilleure des informations est celle qui est obtenue sans aucune forme de manipulation. Information et morale se rejoignent en ce que les deux disciplines sont liées dans un ensemble cohérent destiné à exposer aux citoyens les grandes questions qui les intéressent et pour lesquelles ils se regroupent au nom des intérêts de la nation qu’ils forment.

Cette manière de faire du pouvoir africain nous renvoie à l’analyse de Machiavel qui estime que "dans leurs jugements et leurs actes, les gouvernants ne doivent pas tenir compte de considérations morales". Politique et morale sont deux domaines distincts ?.
En terme plus clair, le système algérien est coutumier de l’opacité depuis l’indépendance pour deux raisons
.

- La première est culturelle : le peuple communique mal ou pas du tout. Aussi, un débat pluriel doit être engagé entre les différents acteurs de la société algérienne pour diagnostiquer cette attitude et proposer des remèdes à cette atrophie verbale.

- La deuxième est politique : la gouvernance n’est pas institutionnalisé car elle reste tributaire des aléas du quotidien et du rafistolage à l’approche de chaque échéance électorale.

 Source: http://www.baobab-news.com/spip.php?article329   
 vendredi 9 août 2013, par Cissé Makan.

lundi 29 juillet 2013

LE RESTE DES CARTES NINA SE TROUVENT ENCORE CHEZ LE FABRICANT FRANÇAIS



Il y a Un Million Cent Mille personnes qui ne voteront pas le 28 juillet 2013 faute de cartes NINA. Depuis le début du retrait de cette carte précieuse, certains ont fait le tour des lieux de retrait en quête du sésame des bureaux de vote, mais en vain. Ils ignoraient que le reste des cartes se trouve en France.

Il a fallu l’intervention de Louis Michel, chef de la Mission d’Observation Électorale de l’Union européenne au Mali (MOE UE Mali 2013) sur Radio France Internationale (RFI) ce matin 27 Juillet 2013 à un jour des élections, pour éclaircir la situation.

Beaucoup de citoyens n’arrivent pas à mettre la main sur leurs cartes tant précieuses. Elle est non seulement une carte d’électeur, d’indentification sociale, mais aussi moderne et techniquement infalsifiable comportant la photo et l’emprunte du propriétaire.

Ainsi, selon Louis Michel,  sur Huit Millions de Nina (Numéro d’identification nationale) commandées par le Mali, seules 6.900 000 sont disponibles, le reste 1.100.000 se trouve en France chez le Fabricant.

C’est le processus de distribution qui avait crée une confusion, les citoyens ignoraient que toutes les cartes ne sont pas disponibles. Et pire, il n’y avait personne pour les informer.

Pourquoi tant de secret autour de cette carte ?

Certaines personnes ont fait plusieurs lieux de distribution à la recherche de leur carte, mais en vain. Ils ne savent pas où aller et à qui se confier. Dans les mairies, rare sont les représentants de la CENI qui sont présent pour aider les citoyens. Ils sont soit en réunion interminable ou tout simplement absent. Pourtant, il fallait tout simplement dire la vérité sur la situation des cartes restées en France dès le début de la distribution.

« Je ne comprends pas nos autorités, il y a toujours un déficit d’information autour des questions cruciales. Pourquoi ne pas dire d’avance que toutes les cartes ne sont pas disponibles ? Au lieu de laisser les gens dans la tourmente, c’est notre droit de le savoir », nous confie Abdel Maiga.

Tout compte fait, le Monde se retrouve encore au chevet du Mali pour le bon déroulement de ces élections. Il y a une mission d’observation de l’union européenne, une mission parlementaire européenne, une mission de l’union africaine, et de la cedeao , ils travaillent toutes en étroite coordination. Le souhait des Maliens est que les opérations de vote se déroulent dans la paix et la sérénité.
Djibril Elhassane Traoré



dimanche 28 juillet 2013

L’ISLAM ET LA POLITIQUE SONT-ILS COMPATIBLES ? CAS DE LA RECONQUETE DE LA MECQUE PAR LE PROPHÈTE MOHAMED (PSL)



 Certains leaders religieux musulmans au Mali n’arrivent toujours pas à comprendre que la politique est l’affaire de tous dans la cité. Pourtant, il leur suffit de revoir les écrits sur la vie du Prophète Mohamed pour comprendre que la meilleure porte de sortie pour les musulmans au Mali est de rentrer par celle de la démocratie. Soit un leader religieux se présente ou il présente un candidat pour qui les musulmans doivent se fier.

Faire de la politique, « c’est s’impliquer dans la gestion des affaires quotidiennes ». Il n’y a rien de spécial, rien de compliqué dans la politique; Tout citoyen a droit à faire la politique et précisément les dirigeants d’organisations religieuses. Pour la simple raison qu’ils sont écoutés, honnêtes, justes et majoritaires.

Mais, au Mali, les politiciens remuent ciels et terres pour diviser les musulmans afin de régner. Quand les musulmans parviennent à s’entendre, cela « va faire mal » aux politiciens. Pourtant, il faut leurs implications dans la gestion du quotidien.

 La démocratie, nous a toujours été enseignée comme étant le pouvoir du peuple, par le peuple, et pour le peuple. Qui représente le peuple ? C’est la majorité. Au Mali, les musulmans constituent la majorité de la population avec plus de 95%. Cela est une chance à saisir chers dirigeants musulmans. Dans un pays démocratique, c’est la majorité qui domine sur la minorité. 

 Le prophète Mohamed (PSL) lui-même qui est notre exemple a du quitté sa terre natale pour la simple raison qu’il n’avait aucun moyen en ressources humaines pour rester à la Mecque. Il lui a fallu se préparer ailleurs et revenir après en force pour enseigner la voix de Dieu CHEZ LUI à la Mecque.

 Pourquoi le prophète a t-il quitté la Mecque ?

 Le prophète  Paix et Salut sur lui (PSL) a quitté sa patrie pour Médine sous la contrainte des ennemies farouches qui voulaient coute que coute mettre fin à sa vie et anéantir la jeune religion encore embryonnaire. Nous apprenons que c’est quand les Mecquois intensifièrent leur répression contre les musulmans, Qu’Allah ordonna à ceux-ci d’émigrer pour s’installer sur une terre où ils leur seraient possible de pratiquer la religion d’Allah, le Très Haut. Allah  choisit pour eux Médine, comme lieu d’asile.

 Il faut reconnaitre que le prophète n’avait d’autre choix que de quitter la Mecque puisqu’il n’avait ni les moyens matériels ni financiers pour faire face à ses détracteurs Mecquois. Le 16 juillet 622, selon la tradition fixée bien plus tard par le calife Oumar, à la tête d’une poignée d'hommes le prophète s'enfuit de la cité de La Mecque en compagnie de son ami fidèle Abou Bakhar, pour Médine. Leur départ de La Mecque se déroule sous le sceau du secret. Il est désigné en arabe par le mot hijra (en français, Hégire) qui signifie émigration. N’oublions pas que les Mecquois avaient déjà planifié de le tuer la nuit où il a fui. Il est donc parti faute de moyens.

 Comment le prophète a-t-il reconquit la Mecque ?

 Les données ont changé au moment où il a eu cette force dont il avait besoin pour dominer la Mecque. Pendant ce temps en Arabie, la force de l'Islam croissait rapidement. Le Prophète Muhammad  décida de marcher sur la Mecque avec une armée forte d'environ dix mille hommes. Ce qui se passa alors fut un fait remarquable sans précédent dans l'histoire des conquêtes religieuses. Le Prophète s'empara de la ville sans qu'une goutte de sang ne soit pratiquement versée. Il passa la porte de la ville sur son chameau, la tête baissée en signe d'humilité, tandis que tous ses ennemis le regardaient.

À leur grand étonnement, il pardonna à tous ceux qui furent les plus grands ennemis de l'Islam et annonça une amnistie générale. Ce fut le Jour de la Victoire et le dernier chapitre de la vie du Prophète allait commencer.

 Les enseignements que nous tirons de ces deux voyages, aller et retour, est que le musulman doit se préparer pour faire face aux obstacles qui l’empêchent de bien pratiquer sa religion et aussi de passer par la voix pacifique pour passer son message de paix comme l’a fait le prophète lors de son retour à la Mecque.

 De cette même manière, les musulmans du Mali ont le devoir d’utiliser la masse populaire musulmane, pour véhiculer et pratiquer les enseignements du Prophète Mohamed. Cela est bien possible par la voix des urnes, sans discrimination, mais juste en votant pour un candidat musulmans ou un leader religieux, pourquoi pas ?

 Selon Moctar Traoré, un Imam « Je pense aussi que oui, La politique, c'est l’art de la gestion des affaires quotidiennes. Nous savons tous que le religieux a bien le droit de voter. Voter c'est aussi faire la politique ; car, tu dis oui à un candidat et tu dis non à un autre candidat avec des raisons. En votant, tu participes à la prise de décision de ton pays. Tu joues ton rôle de citoyenneté comme le candidat qui s'est présenté pour concrétiser ton vote à sa faveur. Tous les deux, aussi bien le candidat que l’électeur, font tous la politique. Si les musulmans désignent un candidat, c'est leur droit le plus absolu en tant que citoyens. Désigner un candidat c'est déjà voter, ils ont ce droit. Le musulman ou le leader musulman ne doit pas mentir, voler ou tuer pour se faire élire ou élire quelqu'un d'autre. Cela est bien valable aussi bien pour le candidat que pour le leader religieux. On est tous pareille devant Dieu, la religion, c'est la foi pas le chapelet ni la barbe ou l'écharpe. C'est la seule différence apparente entre un candidat d'un parti politique et un leader religieux. Le candidat porte en général une veste et une cravate avec des verres, mais le religieux aime garder sa barbe, son chapelet et son écharpe, pourtant tous pris dans la même mosquée devant le même Dieu ».

 Si le Prophète des musulmans est revenu reconquérir sa terre natale après avoir eu les moyens matériels et financiers, qu’attend donc ceux du Mali pour monter à Koulouba par la voix des urnes ? « Pas de consigne de vote », selon les responsables du Haut Conseil Islamique du Mali. C’est regrettable de leur part, car un guide musulman a toujours des consignes pour ses frères, ne serait-ce que de les indiquer le bon candidat à élire. En tout cas, le Cherif de Nioro est clair, « que tous les musulmans votent pour IBK ».
Djibril Elhassane Traoré