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vendredi 24 juillet 2020

Crises au Mali: Mahmoud Dicko seule contre six chefs d'États.

Rencontre avec les cinq chefs d'États en tourisme politique au Mali: "Cracher pour éduquer".


On dirait que Goodluck Jonathan n'a pas fait un compte rendu fidèle à ces pères de la CEDEAO.   Après le tourisme, ces cinq chefs d'États regrettent déjà leur séjour infructueuse au Mali face à un seul Homme, Mahmoud Dicko. 

Le seul Homme qui fait peur à toute la sous-région. S'il sort victorieux de cette révolution, c'est la fin de la "démoncratie" enseignée par la France dont profitent tous ces vampires.

Les signes sont favorables au M5-RFP, il suffit d'un tire bien visé pour sauter la serrure.

Trois de ces cinq chefs d'États ont un point en commun avec leur homologue Malien, d'où la riposte de Dicko en solo. Quels sont ces points?

Commençons par l'ex complice de Guillaume Soro pendant la rébellion, le président Alassane Dramane Ouattara (ADO).

Bien vrai qu'il ait fait plus de réalisation que IBK, son principal opposant, Guillaume Soro, est en exil à cause d’un mandat d’arrêt surprenant contre lui. Pourtant, ils ont combattu Laurent Bagbo ensemble dans une rébellion sanglante de 2002 à 2007.

Quant au président Macky SALL du Sénégal, c'est un travailleur qui est entrain de transformer le Sénégal, mais son principal opposant, Khalifa Ababacar SALL, avait été condamné à 5 ans de prison en mars 2017.

Sous la pression de certains puissants leaders religieux, Il a fini par le libéré le dimanche 29 septembre 2019, en lui accordant par décret, une « remise totale des peines principales » à l’ancien maire de Dakar et à deux de ses coaccusés. Pour le cas de l'autre opposant Karim Wade, il reste en exil.

En ce qui concerne le Niger, le président, Mahamadou Issoufou, Son principal opposant, Hamma Amadou, était également en prison pour une affaire de "trafic de bébé". Il a été libéré récemment avec d'autres prisonniers à cause de la pandemie du covid-19.

Enfin, Ibrahim Boubacar Keita qui est en dernière position en terme de réalisation; malgré cette defaite cuisante, son principal opposant, Soumaila Cissé, est pris en otage par des inconnus quelque part. Personne ne sait où à part le président lui même.

Nous comprenons maintenant les raisons qui ont motivées ces trois présidents à se joindre à la délégation. Sauvons notre camarade, c'est tout.

Au vu de toutes ces réalités, Mahmoud Dicko n'a pas mâché ses mots. Sans complexe, il les a renvoyer au mur en ces termes: "Chers Présidents, je vous le répète, nous ne sommes pas un Peuple soumi ou résigné... Nous sommes un Peuple debout et résistant. Nous préférons mourir que de trahir... IBK a tué des maliens à Badalabougou, et sa gestion est catastrophique, ces martyrs ne peuvent pas mourir pour rien. Nous ne pourrons plus continuer à travailler avec les auteurs de ces actes..."


Dans un jargon en langue bamanankan de Segou, Cela s'appelle "Cracher pour éduquer". N'oublions pas que la visite de ces chefs d'État a été facile grâce à la trêve observée par les acteurs du M5-RFP jusqu'au lendemain de la fête de Tabaski. 

Malgré leurs titres, l'imam Dicko n'a pas eu froid aux yeux. Il leur a fait face avec bravoure et fierté. En d'autres termes il les a "placé sur orbite".

Aux suivants...

Djibril Elhassane TRAORE

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