Blog d'informations générales. Touara est le nom de mon village natal situé à 15 km de Ké-Macina, sur la rive droite du fleuve Niger en allant à Mopti.
mercredi 21 janvier 2015
Manifestation contre l'Onu au nord du Mali
Plus de 200 personnes
dénonçant les raids aériens de la force des Nations unies contre les
rebelles touaregs dans le nord du Mali ont occupé aujourd'hui l'aéroport
de la ville de Kidal, forçant les soldats de l'Onu à abandonner leurs
positions.
Les manifestants étaient en majorité des femmes et des
enfants. Mardi, les soldats néerlandais de la Minusma, la force de
maintien de la paix des Nations unies au Mali, ont mené un raid aérien
contre des rebelles dans le secteur de Tabankort.
La porte-parole de la
Minusma, Radhia Achouri, a déploré la violence des manifestants de
Kidal qui ont lancé des pierres sur les soldats de la paix et allumé des
incendies. "Nous avons ordonné à nos unités qui gardent l'aéroport de
regagner leur camp dans la ville", a-t-elle dit. Selon un témoin, les
casques bleus ont tiré en l'air pour tenter de disperser la foule, mais
sans succès.
Des tentes et des
générateurs électriques ont été incendiés et le drapeau de l'Onu a été
remplacé par celui de l'Azawad, le nom que les rebelles touaregs donnent
au nord du Mali.
Source: lefigaro
jeudi 15 janvier 2015
Le Pape François n’est pas Charlie, Honte aux musulmans complexés qui le sont
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| Le pape François |
Le pape
François s’est enfin exprimé sur l’affaire Charlie qui secoue le Monde
politique et religieux depuis le 07 janvier 2015, après l’attentat contre
l’hebdomadaire satirique français Charlie Hebdo qui a fait douze morts en plein
centre de Paris.
Lors d’une conférence de presse sur la
liberté d’expression des caricaturistes contre les religions, le Pape a été
clair : « La liberté
d’expression ne donne pas le droit d’insulter la foi d’autrui», selon AFP.
La liberté d’expression et la liberté de
religion sont des droits de l’Homme fondamentaux, mais qui n’autorise pas à
insulter la foi d’autrui…, On ne peut provoquer, on ne peut insulter la foi des
autres, on ne peut la tourner en dérision, a-t-il ajouté.
Chacun a non seulement la liberté, le droit,
mais aussi l’obligation de dire ce qu’il pense pour aider au bien commun. Il
est légitime d’user de cette liberté mais sans offenser, a-t-il insisté avec
force, appelant à la vérité,
notamment en politique. « …si un
grand ami parle mal de ma mère, il peut s’attendre à un coup de poing, et c’est
normal…», a t-il martelé.
Supposons que ce grand ami gifle votre maman,
il doit s’attendre sans aucun doute à plus dure qu’un coup de poing. Ce qui
reste normal aussi. Si chacun de nous doit suivre le Pape en disant la vérité,
Charlie reverrait sa ligne éditoriale.
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| Chérif Ousmane Madane Haidara |
Compte tenu de la position du Pape, il a
également condamné les meurtres commis au nom de la religion. Tout comme le
Chérif Ousmane Madane Haidara, leader des "anesars" au Mali, qui a appelé les Maliens à comprendre le chef
d’état Ibrahim Boubacar Keita: «Nous devons avoir pitié du Président IBK, il n’avait pas le choix d’aller
marcher avec les autres à Paris». On ne doit pas caricaturer et insulter notre Prophète bien aimé, a t-il ajouté.
Djibril Elhassane Traoré
mercredi 14 janvier 2015
IBK a rappelé les ministres à l'ordre et la discipline
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| le Président Ibrahim Boubacar Keita |
Cinq ministres
n’ont pas pu participer au premier conseil des ministres du nouveau premier
ministre Modibo Keita. Le motif est très clair: le légendaire retard des
fonctionnaires maliens.
C’était le dimanche 11 janvier 2015, quand
ces cinq ministres sont arrivés, les gardes les ont empêché d’avoir accès à la
salle sur ordre du nouveau patron du gouvernement Modibo Keita. Il s’agit de Tièman Hubert Coulibaly (Ministre de
la défense), Mohamed Ali Bathily (Ministre des Domaines de l’Etat) , Housseyni
Amion Guindo (Ministre des sports) , Mamadou Gaoussou Diarra (Ministre de la
Promotion des Investissements et du Secteur privé), et Choguel Kokala Maïga (Ministre
de la communication, porte-parole du gouvernement).
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| le Premier ministre Modibo Keita |
Le président n’a pas tardé pour lancer un
avertissement verbal à tous les ministres : « Je vais dire également mesdames et
messieurs les ministres, que je ne tolérai aucun écart vis-à-vis du chef du
gouvernement, aucun écart, aucun écart. Le moindre écart je vous appellerai
monsieur le premier ministre à un réaménagement ministériel immédiat, immédiat,
immédiat. Quiconque s’accuserait de mettre notre autorité en cause ou en doute
le saura à ces dépens. Nous sommes là pour gérer ce pays avec rigueur avec
sérieux avec responsabilité, les maliens ne m’ont pas élu pour faire la
figuration. Ils m’ont élu sachant qui je suis, pour les espoirs d’un future
s’accomplissent de la façon la plus heureuse, la plus responsable et la plus
digne ». Un homme averti en vaut mille.
Si seulement il pouvait aussi sanctionner le
retard des autres fonctionnaires de l’état Malien. Il faut de la discipline
dans le pays à tous les niveaux.
Djibril ElhassaneTraoré
Macky Sall interdit la vente au Sénégal de " Charlie Hebdo" et de " Libération"
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| image seneweb.com |
Macky Sall aurait finalement craqué sous le poids de l'humiliation
Depuis l’Algérie où il se trouve, le président de la République,
Macky Sall, vient de prendre la décision d'interdire au Sénégal la vente
du numéro spécial de Charlie Hebdo, sorti ce mercredi et tiré à 3
millions d’exemplaires, et de "Libération" montrant à leur «Une», une
caricature du prophète Mouhamed.
Le président, selon nos sources, dit être contre toute forme de
violences, raison de sa présence à la marche de dimanche en France, mais
tient au respect de la laïcité et de la croyance de chacun. Il trouve
que les numéros de Charlie Hebdo de ce mercredi et de "Libération" sont
une atteinte à la religion musulmane et a donc interdit leur vente au
Sénégal.
Le ministre de l’Intérieur, Abdoulaye Daouda Diallo, est chargé de l’application stricte de cette mesure d’interdiction.
Source: http://www.seneweb.com
jeudi 8 janvier 2015
Démission du Premier ministre Moussa Mara
C’est confirmé, le Premier ministre Moussa
Mara vient de rendre la démission de son gouvernement. Après plusieurs
fausses alertes, la démission de Moussa Mara, souhaitée depuis longtemps
par l’opposition, est finalement intervenue aujourd’hui.
Le
président du parti Yélèma (le changement) qui vient de tenir d’ailleurs
son 1er congrès ordinaire à Sikasso, était le 2e Premier ministre du
président Ibrahim Boubacar Kéita, après Oumar Tatam Ly.
Il
aura passé 9 mois à la tête du gouvernement, soit un mois de plus que
son prédécesseur qui y avait eu droit à 8. Depuis 2 jours, la rumeur
courrait à propos de cette démission et certains ont même avancé que ce
sont les tractations qui étaient en cours. L’homme aux 9 mois à la
Primature aura fait de son mieux pour conduire son pays vers une sortie
de crise.
Même
si cela n’est pas la conception de l’opposition qui l’accuse d’ailleurs
d’avoir enfoncé le Mali avec cette visite ‘’aventureuse’’ effectuée à
Kidal le 17 mai 2014. Une visite que les partisans de Moussa Mara
classent parmi ses hauts faits d’arme à la Primature pour avoir foulé le
sol malien de Kidal malgré l’opposition des séparatistes.
On
se rappelle que son prédécesseur Oumar Tatam Ly avait annulé son voyage
dans la capitale de l’Adrar des Ifoghas sous la pression des mêmes
indépendantistes. En allant à Kidal, cela a fait de Mara un héro aux
yeux de certaines personnes. Mais Moussa Mara n’a pas eu qu’à affronter
l’opposition au cours de ses 9 mois à la Primature.
Il
avait affaire au parti présidentiel, le RPM, qui n’a pas du tout digéré
son choix au détriment du fait majoritaire. Le Rassemblement pour le
Mali (RPM), nanti de ses 76 députés ne pouvait pas concevoir le choix
d’un Premier ministre dont le parti n’a qu’un élu à l’Assemblée
nationale.
Certains
militants du RPM vont jusqu’à s’interroger sur le fait que le président
IBK, qui a vécu une telle expérience, soit en train de tomber dans la
même erreur que Alpha Oumar Konaré qui avait, au début de son mandat,
essayé deux Premiers ministres hors de son parti, l’Adéma (Younoussi
Touré et Abdoulaye Sékou Sow) sans succès.
Il
a fallu que lui-même IBK, à l’époque membre de l’Adéma, soit nommé à la
Primature pour stabiliser la situation. Mais IBK l’a toujours dit à qui
veut l’entendre : « On ne me bouscule pas, on ne me trimbale pas ».
Abdoulaye Diakité
Source: MaliJet
lundi 5 janvier 2015
"Pour les maîtres, violer les esclaves est un droit"
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| Biram Dah Abeid, fondateur de l'organisation Initiative pour la Résurgence du Mouvement abolitionniste. (Samuel Aranda-Panos-REA) |
La Mauritanie a son Spartacus. Le militant
Biram Dah Abeid veut faire libérer tous les esclaves de son pays, au
prix de sa propre liberté. Jean-Baptiste Naudet l'a rencontré à
Nouakchott avant son arrestation.
"La
première fois que j'ai été violée par le maître, je ne portais pas
encore le voile, j'avais 12 ans peut-être." M'Barka mint Essatim, 26
ans, issue d'une famille "privée de liberté depuis des générations",
elle-même arrachée à sa mère à l'âge de 5 ans, est l'une des nombreuses
esclaves mauritaniennes à avoir été libérée par Biram Dah Abeid.
Dans
une cabane de bois et de tôles de quelques mètres carrés, sans eau, ni
sanitaires, d'un quartier pauvre et excentré de Nouakchott, elle raconte
au milieu des mouches qui volent :
Vers 2010, des médias ont commencé à parler de l'esclavage, de son caractère illégal, puis de Biram qui avait été emprisonné pour son combat pour notre libération. Mes maîtres me le montraient la télé. Ils voulaient que j'aie peur de lui. Ils me disaient : 'C'est un perturbateur qui veut semer la zizanie dans notre communauté !'"
Mais, inspirée par ce héros de la liberté, M'Barka décide de s'enfuir, sans ses enfants d'abord : "Mes
maîtres ont refusé de me les donner. Pour eux, les enfants d'esclaves
appartiennent au maître. J'ai alors été trouver Biram. Avec lui et ses
militants de l'IRA [Initiative pour la Résurgence du Mouvement abolitionniste, NDLR], nous
sommes allés voir le préfet qui, à son tour, a convoqué la police. On
m'a rendu mes enfants, des enfants du viol. Pour les maîtres, nous
violer, c'est leur droit."
Sa mission : libérer tous les esclaves de son pays
Après
la victoire de M'Barka, c'est la débandade dans la maison du maître :
toutes les autres esclaves s'enfuient à leur tour. L'IRA et Biram Dah
Abeid estiment avoir ainsi libéré des centaines de personnes
directement, et des milliers indirectement.
Massif,
volubile, volontaire, les yeux brillants, Biram Dah Abeid, 49 ans, qui a
été jeté en prison quelques jours après nous avoir parlé, pour avoir,
entre autres, "encouragé la révolte",
est un homme habité par une mission : libérer tous les esclaves de son
pays. Ses seuls maîtres à lui sont les philosophes français des
Lumières, les inspirateurs de la Révolution de 1789, Rousseau, Diderot,
Montesquieu.
En
1981, la Mauritanie devenait le dernier État au monde à abolir
l'esclavage. Il a fallu attendre 2007 pour que, sous la pression
internationale, cette République islamique, financièrement soutenue par
l'Occident et notamment par la France pour sa lutte contre le terrorisme
islamique, criminalise cette pratique largement répandue.
Mais
à ce jour, malgré quelques récents - et toujours très brefs - séjours
en prison, aucun maître n'a encore été condamné définitivement. Il y
aurait de 150.000 à 300.000 esclaves dans ce pays désertique, vaste mais
peuplé seulement de quelque 3,5 millions d'habitants. Soit le plus
fort taux d'esclaves au monde.
Leader abolitionniste et radical
Menacé
de mort, emprisonné, vilipendé par le pouvoir en place, Biram Dah Abeid
ne se soumet pas. Lui et son association l'IRA - toujours pas reconnue
par les autorités - multiplient les actions spectaculaires. Mieux, ce
leader abolitionniste et radical prédit une révolution prochaine,
lorsque la caste des Haratins, celle des esclaves ou anciens esclaves
(environ 40% à 50% de la population), alliée aux citoyens de seconde
zone que sont les Négro-Mauritaniens (30%) renverseront les maîtres :
les Maures, la minorité arabo-berbère (20%) qui domine aujourd'hui le
pouvoir, l'économie, la politique.
Même s'il jure de ne jamais avoir recours à la violence, "toujours destructrice de l'humanisme", Biram Dah Abeid estime que "la déflagration est imminente". "Si ma stratégie échoue, prévient-il, il y aura une violence difficile à maîtriser.".
"Je crains le mortel entêtement de la classe dirigeante enivrée par ses privilèges issus de l'esclavage, poursuit-il. Officiellement l'esclavage est prohibé, mais ceux qui vont en prison sont ceux qui le combattent, pas les esclavagistes."
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| le pays a officiellement aboli cette pratique depuis 1981, il y aurait encore 150.000 à 300.000 esclaves parmi la population mauritanienne. Crédit : Schalk van Zuydam, AP Photo/SIPA) |
Un sentiment d'urgence
C'est
poussé par un sentiment d'urgence et une lourde histoire familiale que
Biram s'est lancé dans l'action radicale. Car ce combattant de la
liberté à la peau d'ébène est un Haratin, issu d'une famille d'une
lignée d'esclaves et d'anciens esclaves. "Mon père a été affranchi dans le ventre de sa mère par son maître", raconte-t-il.
Mais il n'en aura pas pour autant fini avec la traite : il se marie à une esclave. "Il a dû l'abandonner avec les enfants, car le maître ne voulait pas les laisser partir". Comme tous les esclavagistes, celui-ci considérait non seulement l'esclave mais aussi ses enfants comme sa propriété.
Né d'un second mariage, Biram a vite pris conscience de l'oppression que subissaient les Haratins :
Dans mon village, quand j'étais enfant, nous étions sous le joug de la loi des Arabo-Berbères et de leur police."
A
l'école, où la discrimination est forte, Biram se fait plus d'une fois
corriger. C'est pourtant son éducation qui va lui permettre de se
révolter. Il est le douzième d'une famille de treize enfants, et le
premier à avoir été scolarisé.
Dès
le primaire, élève brillant, pauvre et turbulent, Biram étudie le Coran
avec un marabout peul antiesclavagiste. Au collège, il fondera un
premier mouvement de libération. Biram ira loin : des études supérieures
de droit et d'histoire en Mauritanie et au Sénégal, et un sujet de thèse sur... l'esclavage.
Détruire les fondements sacrés de l'esclavagisme
En
2008, frustré par les méthodes des organisations abolitionnistes qui
accumulent les rapports et les communiqués en vain, il fonde l'IRA.
Sit-in, grèves de la faim, séjours en prison : l'organisation multiplie
les actions coup de poing. Elle ne s'attaque pas seulement au
gouvernement mais aussi aux marabouts, les religieux. Elle veut détruire
les fondements sacrés de l'esclavagisme.
Comme
toujours, Biram Dah Abeid joint le geste à la parole. En avril 2012,
devant une foule réunie pour une prière "très spéciale", le leader
abolitionniste va réaliser son coup d'éclat. Après avoir prêché de sa
voix passionnée les principes égalitaires et humanistes de l'islam,
Biram annonce "un jour historique", la "purification des esclaves et de leurs maîtres, de la religion et de la foi".
Il fustige l'"instrumentalisation de l'islam" par
une minorité qui veut dominer. Puis il se fait apporter des ouvrages
d'interprétation du Coran. Et brûle en public ces livres sacrés. Un
crime d'apostasie, punissable de mort dans cette République islamique.
Aujourd'hui il décrit cet autodafé comme "un acte fondateur".
Naissance d'un héros
Soumise au régime, la presse se déchaîne alors : Biram Dah Abeid, écrit-elle, est un "hérétique". Des
journaux se prononcent pour sa condamnation à mort. Il est arrêté, jeté
en prison. Le président Aziz apparaît à la télévision et demande aussi
sa tête. Biram serait un agent israélien ou à la solde des Américains,
ou les deux à la fois. Le vecteur d'un complot occidental contre
l'islam.
Mais
devant la prison, malgré la propagande et les calomnies, l'IRA réunit
des milliers de personnes qui demandent la libération de leur héros.
Soumis économiquement et parfois psychologiquement à leurs maîtres,
illettrés, souvent éclatés géographiquement, les Haratins se réveillent,
ils sortent dans la rue.
Après
quatre mois de prison, Biram Dah Abeid est libéré, gracié par un
président sous pression. Il a gagné. En 2013, il sera l'un des lauréats
du prix des Nations unies pour les droits de l'homme. En 2014, il arrive
en deuxième position à l'élection présidentielle.
La prison est une tribune contre l'esclavage. Nous y sommes allés comme en voyage de noces", s'amuse-t-il à dire aujourd'hui.
Une main anonyme a rebaptisé le lieu où il a brûlé les livres religieux "avenue de Biram".
L'autodafé
des textes sacrés, l'emprisonnement de Biram Dah Abeid agissent comme
un électrochoc dans la communauté haratine, notamment chez les esclaves.
C'est aussi grâce à l'IRA qu'un premier maître sera emprisonné.
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| (Partisans du candidat de l'opposition et militant anti-esclavagiste, pendant la campagne présidentielle, en juin 2014 à Nouakchott. Crédit : Seyllou / AFP PHOTO) |
Depuis,
un vingtaine d'esclavagistes ont connu, brièvement, la prison. Ils
seront systématiquement libérés. Face aux manifestations de l'IRA, la
police a le choix : mettre les esclavagistes ou bien leurs détracteurs
en prison. Les autorités, qui continuent à nier l'existence même de
l'esclavage, font les deux au gré des pressions qu'elles subissent.
Un combat qui "ne mènera qu'à la violence"
Pourtant,
malgré ses indéniables succès, les méthodes de Biram Dah Abeid et de
l'IRA sont critiquées, et pas seulement par les autorités. Boubacar Ould
Messaoud, 70 ans, est le président de l'ONG SOS-Esclaves, reconnue par
l’État. Il revendique lui aussi la libération de nombreuses personnes
par des moyens plus classiques. Il s'oppose aux méthodes
révolutionnaires de l'IRA.
Si nous provoquons une confrontation, les victimes seront ceux que nous voulons libérer,s'alarme le vieil homme. Les esclavagistes sont armés par les militaires. Si les jeunes Haratins les attaquent, ils seront liquidés physiquement."
Une universitaire, spécialiste de l'esclavage voit elle aussi en Biram Dah Abeid "un démagogue brillant, autocentré, qui s'appuie sur la frustration des Haratins". Selon cette chercheuse, son combat "ne mènera qu'à la violence".
Mais
le leader de l'IRA, lui, renvoie la responsabilité d'un éventuel
affrontement sanglant sur la minorité arabo-berbère au pouvoir. Et il
dénonce "cet apartheid d'un autre âge, qui ne tient que grâce au soutien de l'Occident, des États-Unis, de la France."
Jean-Baptiste Naudet - envoyé spécial de "l'Obs" à Nouakchott
Source: Nouvelobs.com |
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