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dimanche 12 février 2012

LA REBELLION TOUAREG AU NORD DU MALI : LE DEBUT DU MASSACRE ET LA FIN DU CAUCHEMAR

le Général Sadio Gassama et le ministre Sidiki N'fa KONATE
         La rébellion Touareg au nord du Mali dure depuis 50 ans maintenant. La première guerre a eu lieu en 1964. C’est une rébellion séparatiste, même si on évite ce terme. Cette poignée de bandits lourdement armées décide de faire la guerre à toute l’armée Malienne. Comme on a coutume de le dire, c’est après la guerre que l’on peut connaitre le vainqueur. Ainsi soit-il, en fin.

        Une partie de la population au nord du Mali veut prendre son indépendance. Cette guerre d’indépendance a commencé depuis les années 60. De massacre en massacre, les rebelles ou bandits armées agissent comme des fourmis, ils transmettent la guerre de père en fils et ainsi de suite. Mais, ce qu’ils ne doivent pas ignorer est que : « Wara dounan tè gniokari yan », en français on peut dire : « le séjour d’un tronc d’arbre dans l’eau ne le transforme pas en crocodile ».

        Le mali est un et indivisible, Un peuple, Un but, Une foi. La carte du Mali ne sera pas découpé en morceau comme le souhaite certaines forces obscures. Nos autorités sont résolues à mater cette rébellion avant la tenue des élections en avril 2012. Après une inspection des troupes à Gao, le Général Sadio Gassama, le nouveau Ministre de la Défense et des anciens combattants a tiré une conclusion: «Nous avons à mener une mission très limitée dans le temps. Les élections sont dans trois mois et nous devons trouver une solution dans ce délai-là».

         Dans la guerre, l’ennemi doit être éliminé complètement. Il faut déraciner le mal avant qu’il ne se propage. Notre mal est déjà partout. Mais, nous savons de qui il s’agit. L’ennemi n’est pas la communauté touareg ; selon le ministre  « les touaregs qui ont pris les armes ne sont pas représentatifs de la communauté touareg. Ceux qui ont toujours pris les armes depuis l'indépendance à nos jours sont connus de tous. Ils appartiennent à une seule communauté de Kidal. Ils ne sont ni représentatifs de la communauté touareg de Gao, ni celle de Tombouctou encore moins celle de toute la région de Kidal". La preuve est que « nos opérations sur le terrain sont menées par des touareg et des arabes. Si nous voulons gagner la bataille, sortons de cette logique de purge ethnique » à en croire le ministre.

        On en a marre de cette guerre interminable. Les autorités doivent remuer ciel et terre pour finir le travail. Le Général est décidé : « Cette guerre, nous allons la mener jusqu'au bout. Nous sommes des militaires et c'est pour cela que nous avons été incorporés. Nous sommes prêts à nous sacrifier pour le pays ». Promesse de général.

        Ce qu’il faut dire aux forces obscures est que le Mali ne sera pas comme le soudan. Nos autorités ne doivent en aucun cas demander secours ni à la France ni aux Etats Unis d’Amérique ni à aucune autres puissances étrangères. Il faut gérer la situation quelque soient les circonstances. Il faut bouter la rébellion hors du Mali comme les pères de notre indépendance ont bouté le colonisateur hors du Mali. C’est cela la LIBERTE, et c’est cela l’INDEPENDANCE.

Djibril El Hassane TRAORE

dimanche 9 octobre 2011

MALI : LE MINISTERE DE LA SANTE INTERPELLE


 Bamako : Le « cimetière » du quartier mali a englouti une victime crue.
         C’est cette appellation de « cimetière » qui convient désormais au Centre de Santé de Référence du Quartier-Mali (CSR). Le refus catégorique des agents de santé a causé la mort cruelle de Monsieur SYLLA après un accident à 100 m de ce même centre.

        Un centre crée en 1982 et qui fût une « terre promise » pour la population de Bamako et notamment les quartiers de Sabalibougou, Baco Djicoroni, Daoudabougou, Quartier-Mali et de Torokorobougou. Renommé pour la qualité de soin de ses agents d’antan, le centre fût une résidence de luxe pour les malades. La qualité de l’accueil, l’attention des agents de santé, les médecins, les internes, les sages-femmes, tout le Monde faisait son travail convenablement. Un centre réputé pour sa rigueur et le travail bien fait de ses agents. Selon certains témoins, « même si tu n’avais pas d’argent, l’accueil simple suffisait pour te soulager de ton mal au moins pendant un moment ». La confiance de certains malades au personnel du centre était telle qu’ils refusaient souvent d’aller aux Hôpitaux Point G et Gabriel TOURE même sur recommandation du médecin traitant. C’était l’époque des professionnels au service de la population.
       Mais, de nos jours, la médiocrité a gagné le terrain. Il y a de cela une semaine, Monsieur SYLLA, hôtelier, venait de rendre visite à son meilleur ami. De retour chez lui au quartier mali, il fait un accident tout prêt du Centre de Santé de Référence.
- « Quelle chance !!! », pour les plus optimistes. Puisqu’il est tout prêt de l’Hôpital. Ils rêvent tous : C’est n’est pas un Hôpital, mais un « cimetière ». Vous conviendrez avec moi, chers lecteurs, par la suite de cette Histoire.
    Les urgentistes, ou plutôt les « démons », sont vite informés que le bruit qu’ils viennent d’entendre est celui d’un accident à la porte et que la victime, un homme de 26 ans, est en mauvais état. Que furent la surprise des jeunes au centre: les fameux urgentistes sont en train de jouer à la dame. Oui, vous avez bien entendu, jeu de dame à l’hôpital. De surcroit, ils refusent catégoriquement de secourir le blessé grave qui git à deux pas du centre. Ils avancent l’argument bidon que ce sont les sapeurs-pompiers ou les secouristes qui doivent amener les blessés à l’Hôpital. Mais, ils oublient que cette fois ci, le blessé se trouve déjà à l’Hôpital. Il suffit d’un brancard et quelques volontaires pour l’acheminer aux services d’urgences. Les jeunes, les vieux, les notables, tout le monde a intervenu en vain, personne n’est sortie du centre pour voir le blessé, à plus forte raison lui apporter les soins indispensables à sa survie.
Cher lecteur, retenez vos larmes, Monsieur SYLLA est décédé sur place à la suite de ses blessures. La population du quartier mali a manifesté son mécontentement en allant jusque chez le maire. Mais, comme on a coutume de le dire, c’est le Mali.
     Le Centre de Santé de Référence (CSR) du Quartier-Mali n’est plus que l’ombre de lui-même. C’est un lieu de business pour les médecins, les sages-femmes, les secrétaires, les fameux internes (composé de médiocres étudiants stagiaires ou d’élèves infirmiers sans expériences), bref…, tout un ensemble de merdes qui forment une équipe de démons prêts à sucer le sang des malades depuis la porte d’entrée. Les gardiens et le personnel d’accueil ne laissent personne entrée sans payer le « prix du thé », ou plutôt le ticket. Même si le patient est en agonie, il prend le ticket avant d’entrée. Un système introduit pour encore piétiner les pauvres malades. A l’intérieur, après une césarienne, aucune sage-femme ne touche à la patiente sans le paiement d’un montant connu de toute, de 15.000 à 20.000 selon que l’intéressé soit riche ou pauvre.
      Monsieur TRAORE raconte sa mésaventure avec la secrétaire qui saisit les actes de naissances. Ce jour-là, il se trouve parmi tout un monde en attente devant son bureau. Plus d’une demi-heure, personne ne rentre, personne ne sort. « C’est n’est pas normale », se dit-il. Il se renseigne : « la secrétaire est-elle présente ?» Oui !!! Lui répond les quelques désespérés et impuissants en attente depuis plus d’une heure. Soudain, il tape à la porte de la secrétaire plusieurs fois. Personne ne répond, finalement, il rentre. Qu’est-ce qu’il voit ? La petite nana bien bronzée par les produits cosmétiques est en train d’écouter la musique à partir de son téléphone portable, et en même temps elle joue à la carte sur l’ordinateur. Raison pour laquelle, elle n’entend personne taper à sa porte, et elle ne pense plus aux patients. Monsieur TRAORE n’a pas pu se ressaisir, il insulte la fille et crie sur elle pour la corriger. Elle s’exécuta sur le champ et tout le monde fut servi presque « manu militari ».
    Pour le cas de Madame TOURE, après avoir acheté des médicaments à plus de cent mille francs, son mari décède. Après les formalités pour déposer le corps à la morgue, elle cherche le reste de ses médicaments en vain. Qui l’a pris ? L’infirmière et le médecin traitant l’ont égaré pour vendre à d’autres patients. Elle s’en est aperçu, mais remet tout à Dieu pour le repos de l’âme de son mari. Elle rentre à la maison seule, car sans son époux, avec toutes les peines du Monde.

     Cher lecteur, au Mali, la médiocrité commence depuis le haut sommet. Ce qui nous laisse dire qu’« au lieu d’accuser là où tu es tombé, il faut plutôt accuser là où tu as trébuché ». Si le Centre de Santé de Référence du Quartier-Mali est pourri aujourd’hui, c’est la faute à nos autorités pour plusieurs raisons: l’éducation est bafouée, la corruption et l’impunité sont devenues une gangrène publique, Les recrutements ne se font plus comme ils se doivent normalement, un mal qui mettra ce pays dans la merde si rien n’est fait. Pourtant, il y a tout un ministère en charge de la santé au Mali. Mais, comme on dit en langue bamanankan à Ségou : « ni idén kèra sayé, iba siri itièla ». C'est-à-dire, si tu donnes naissance à un serpent, il faudra bien l’attacher à ta ceinture. Pas par amour, non. Mais, pour protéger les autres de sa morsure.
Djibril Elhassane TRAORE




vendredi 22 juillet 2011

ENVIRONNEMENT EN PERIL AU MALI

 L’ASSECHEMENT DU FLEUVE DEVIENT UN DANGER EMINENT POUR LA VIE AU MALI
         L’assèchement du fleuve est une menace réelle pour la vie. Le phénomène est préoccupant pour la simple raison que les fleuves Niger et Sénégal sont les deux poumons de l’économie Malienne. Une économie basée sur l’agriculture, l’élevage, la pêche et aussi la navigation fluviale. Si ces deux fleuves sont menacés, c’est l’avenir qui est en jeu. Pourtant, les causes de ce phénomène sont humaines et naturelles à la fois selon le milieu.
le lit du fleuve bouché
       Les humains mènent des actions qui favorisent l’assèchement du fleuve à Bamako par la construction de bâtiments ou autres joyaux au bord du fleuve. Surtout L’emplacement du monument du cinquantenaire du mali. Un projet étatique tombé dans les oubliettes. C’est un édifice mesurant 100 mètres de long avec une envergure de 70 mètres qui devrait être théoriquement  réalisé sur une plate-forme de 30 000 mètres carrés. L’Etat ne choisit d’autre espace que le lit même du fleuve. Pourtant le forum des organisations de la société civile malienne avait organisé une rencontre à la cantine de l’Ecole Normale Supérieure le 26 août 2010, pour s’opposer au lieu choisit par le gouvernement pour ériger le monument du cinquantenaire du Mali. Le slogan était claire et net : «  Oui au Cinquantenaire, mais non à la perturbation écologique du fleuve par la pollution, la destruction de l’habitat, l’occupation du lit majeur, la perte de la biodiversité… ». Selon certains participants: « Remblayer trois hectares dans le lit majeur du fleuve, en vue d’y réaliser un monument, dépasse notre entendement ». Malheureusement, leur lutte reste vaine car le mal est déjà fait. L’espace en question ressemble plutôt à un terrain de foot. Pourquoi ? 
        Selon le Président de la république, c’est un projet très cher pour le Mali. Il a éclairci la situation pendant le « Baro » annuel que l’ORTM organise à son attention. Pendant cette interview, le Président a affirmé que ce monument était très cher et que l’Etat Malien aurait d’autres chats à fouetter. N’avait-il pas entendu les critiques de la société civile à ce sujet ?

          Il y a beaucoup d’autres actions positives que l’état pouvait réaliser pour couronner les festivités du cinquantenaire, telles que : l’élimination des plantes qui encombrent le lit du fleuve Niger. Ces plantes et arbres forment toute une forêt en plein cœur du fleuve s’étendant de Djicoroni para au quartier du fleuve. Si seulement le gouvernement avait enlevé ces plantes sous le signe de « l’eau pour tous dans cinquante ans ».  

la maquette du monument arrachée
           La construction des hôtels et autres bâtiments au bord du fleuve est une catastrophe écologique. Nous voici en face d’un autre fait à la mode de même taille que le précédent. L’hôtel El farouk, est érigé à l’un des endroits les plus profonds du fleuve. Combien de tonnes de terre et de pierre ont servi à boucher cette partie du fleuve pour en faire un espace de loisir ? Un peu plus devant, à l’autre coté du pond des martyres, s’étend un autre hôtel du même groupe hôtelier (Laico). De surcroit, les riches et certains responsables de ce pays mènent des projets de destruction de l’écosystème, ils détruisent le rivage pour construire les maisons de leur rêve. « Un jour viendra, le fleuve ne ressemblera plus qu’à un cours d’eau bordé de bâtiments et d’hôtels » se lamente un vieux du quartier. Selon B. T. (un bozo que nous avons interrogé à ce sujet chez lui au bord du fleuve à Badala est), « les riches personnes et les responsables de ce pays nous ont déguerpie de tous les espaces que nous occupions avant pour en faire des bâtiments, des hôtels, ou autres espaces de loisirs. C’est un signe de la fin du Monde car ils participent à l’assèchement du fleuve. Moi en particulier, je vis à Bamako depuis 1970. Mais le constat est amère, car le lit du fleuve se rétrécie du jour au lendemain soit par des humains ou par la nature ».
     Les égouts dégradent et polluent le fleuve. Les égouts emportent avec eux des milliers de sachets en plastique qui à leur tour s’entassent et forment un dépotoir dans le lit du fleuve. Au fur du temps le courant d’eau l’évite et trouve un autre passage. C’est ainsi que le fleuve s’enfuit de sa demeure habituelle. A Sokoniko, selon B.T., « quand vous vous baignez maintenant, vos pieds ne se posent que sur des sachets en plastique. Il  y a dix ans personne ne pouvait s’aventurer dans ces eaux, maintenant on peut le traverser en marchant. Les ordures venant des égouts ont encombré le lit du fleuve ».  

une forêt au cœur du fleuve


          En plus des humains, la nature aussi participe à l’assèchement du fleuve. Le ruissellement des eaux de pluies vers le fleuve emportant tout sur son passage tels que la boue, les cadavres d’animaux, les troncs d’arbres coupés, et autres déchets. Tous ces débris encombrent le lit du fleuve et participent à l’assèchement du fleuve au fil du temps.
L’ensablement galopant au nord du Mali est aussi inquiétant que les autres phénomènes ci-dessus cités. Ce phénomène est caractérisé par l’avancé du sable vers les habitations, les affluents fluviaux, Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), « l’ensablement désigne tout envahissement par des grains de sable, aboutissant à l'accumulation de sable et/ou la formation de dunes ». Quand aux experts en la matière, Il se manifeste par « l’action de l’érosion hydrique qui détruit les berges. Le matériau érodé composé  de sable et de limon est à l’origine du comblement du lit du fleuve et de sa vallée, l’action des pluies diluviennes qui transportent le sable de la zone exondée vers la vallée, comblant les berges et empêchant toute remontée de l’eau dans les oueds et enfin l’action éolienne qui transporte le sable dans le fleuve et sa vallée ». 

le sable bouffe le lit du fleuve au nord du Mali
            Les fleuves Niger et Sénégal sont les deux veines principales de l’économie du Mali, leurs diminutions  est une catastrophe pour l’irrigation agricole, la pêche, le transport fluvial. C’est l’économie nationale qui est en jeu. Que fait donc le gouvernement pour faire face à l’assèchement du fleuve ? A suivre.

                                                                                  Djibril Elhassane TRAORE

dimanche 17 juillet 2011

INSECURITE « INCONTROLABLE » AU MALI

HAMDALLAYE ACI 2000 DEVIENT LE NID DES VOLEURS DE MOTO « DJAKARTA »
      M.T. s’est fait piqué sa moto « djakarta » aujourd’hui 17 juillet 2011 au centre de l’ACI 2000 d’Hamdallaye vers 05h30 tout près de la nouvelle agence d’Air France.
       A.T. travaille dans un hôtel à Hamdallaye ACI 2000. Chaque jour, elle commence à 06h00 pour finir à 15h00. Mais, compte tenu de l’insécurité grandissante à Bamako, surtout dans la zone ACI 2000 d’Hamdallaye, elle propose à son cousin qui travaille lui aussi dans un autre Hôtel de la déposer au service.
     Ce matin vers 05h00, après l’avoir déposé, M.T. se voit poursuivi par deux jeunes en moto « djakarta ». Armés de machettes et de pistolet, ils lui demandent de s’arrêter au niveau de la nouvelle agence d’Air France. Il refuse, mais comme si on lui avait jeté un mauvais sort, sa moto s’éteint subitement. Alors, il descend mais accroché à son engin. Les deux malfrats insistent en lui proférant des menaces de morts avec machettes et pistolet. Malgré son effort qui consistait à leur jeter des cailloux et des pierres, il finit par abandonner le combat pour se sauver. Les vigiles du milieu observaient la scène sans oser intervenir, ne serait-ce que de l’aider à crier au voleur ou à menacer les deux vagabonds. Il voyait sa moto disparaître ainsi sans pouvoir l’empêcher. Que faut-il faire maintenant ? Où aller se plaindre ? La police pourra t-il l’aider à retrouver sa seule moto achetée à la sueur de son front ?
      Pourtant, le Commissariat du 14ème Arrondissement est situé dans la zone ACI 2000. Il couvre les quartiers de l’ACI 2000 et de Djicoroni Para, il est fonctionnel depuis le 16 janvier 2009. Comme tous les Commissariats de Sécurité, sa mission est de protéger des personnes et de leurs biens en commençant par la prévention bien sûre. Malgré les patrouilles et les rondes effectuées chaque nuit, Le mal continu à régner dans la zone ACI 2000 d’Hamdallaye.
    Aujourd’hui, c’est le vol de moto ; demain ce serait pire encore si rien n’est fait pour sécuriser cette zone où se trouvent Hôtels, Banques, Agences de voyage, Boutiques Bars et restaurants, etc….
Djibril Elhassane TRAORE

samedi 16 juillet 2011

ORTM: DES FILMES BIDONS SUR LES ECRANS

        La télévision est la vitrine d'un pays, elle projette les réalités culturelles, politiques et économiques d'une nation et contribue ainsi à son développement presque sur tous les plans. 

      La Télévision malienne vit le jour le 22 septembre 1983, devenu Office de Radiodiffusion Télévision du Mali (ORTM) en 1992. Jusqu'à nos jours elle ne parvient pas à se libérer des filmes bidons venus d'ailleurs et qui projettent les réalités culturelles, politiques et économiques d'autres nations telles que le Brésil, l'Inde, la Chine et j'en passe. Nul besoin de lire les Objectifs et les missions de l'ORTM. La plupart des filmes diffusés sont nuls en contenu puisqu’ils ne reflètent pas nos cultures.

Photo téléchargée à partir du site de l'ORTM

DES CINÉASTES ET DES FILMES OUBLIES

        Le Mali regorge de cinéastes tels que Souleymane CISSE, Cheick Oumar SISSOKO (ex Ministre de la culture), feu Adama DRABO, feu Djibril KOUYATE, Sidi DIABATE (réalisateur de "Da monzon", primé au Fespaco 2011), Boubacar SIDIBE (réalisateur de "les Rois de Ségou"), et j'en passe. Nous n'avons rien à envier des filmes indiens qui ne traitent généralement que le mariage, l'amour, la trahison, etc... qui font partie de notre quotidien. Pourquoi ne pas faire la promotion de notre propre patrimoine culturel? Les filmes et pièces de théâtres ne manquent pas au Mali. La preuve: 

Feu Adama DRABO: Un oublié enterré avec tous ses œuvres

Filmographie de feu Adama DRABO:

  • Nieba, la journée d'une paysanne (1988)
  • Ta Dona (Au feu !) (1991)
  • Taafé Fanga (1997) (Le pouvoir du pagne)
  • Fantan Fanga (2009) (Le pouvoir des pauvres) (correctement en Bambara "Faantan Fanga";

Pièces de théâtre de feu Adama DRABO:

  • Massa (1972)
  • Le Trésor de l'Askia (1977)
  • L'Eau de Dieu tombera (1982)
  • Pouvoir de Pagne (1983)

 Cheick Oumar sissoko: Il travaille actuellement sur un long métrage.

Filmographie:

  • 1982 : L'École malienne
  • 1983 : Les Audiothèques rurales
  • 1984 : Sécheresse et exode rural
  • 1986 : Nyamanton, la leçon des ordures
  • 1989 : Finzan
  • 1992 : Être jeune à Bamako
  • 1992 : L'Afrique bouge
  • 1993 : Problématique de la malnutrition
  • 1995 : Guimba, un tyran, une époque
  • 1999 : La Genèse
  • 2000 : Battù
Souleymane CISSE: Il a eu le Prix Spécial du Jury au Festival de Cannes pour Yeelen (La Lumière) en 1987.

 Filmographie sélective:

 Feu Djibril KOUYATE: Ce grand homme est à peine connu par le public, on l'a enterré avec tous ses œuvres. Dommage.

Filmographie:

  • 1969 : Arts et métiers
  • 1970 : Le retour de Tieman
  • 1976 : Le drapeau noir sur le berceau
  • 1978 : Le Mali aujourd’hui
  • 1993 : Tiefing
  • 1999 : Walaha (épisodes 1 à 5)
Boubacar SIDIBE: Depuis 1996 Producteur et Réalisateur de NIANGARAN, une série mensuelle de documentaire d'enquête à la Télévision du Mali.
 FILMOGRAPHIE VIDEO/ CINEMA
Les géants de l'économie du Mali , (documentaire)  J'entends siffler le Bateau (documentaire" 6 fois 26min Le Combat de Lala (Court-métrage 26 min) de F. Coulibaly  Le Pacte Social (Court-métrage 13 min, 1999)
N'TRONKELEN
(Court-métrage 30 min, 2000).
Les Aventures de Séko
1ère série TV de l'ORTM, 2000
SANOUDIE
(Court-métrage, 2002)
La Lutte
contre les Pauvres (Court-métrage, 2002)
Dou
série Télévisée (15x26min, 2004)
Le Fou du Village (fiction, 60 min, 2004, en préparation)
La revanche du Lucy (35 mm, Long-métrage, 1997)

PRIX / AWARDS / FESTIVALS/ TELEVISIONS
Fespaco 2001 (OUAGADOUGOU, Burkina Faso)
Réalisateur du meilleur film de fiction TV (Séko)
Fespaco 2003 (OUAGADOUGOU, Burkina Faso)
 Réalisateur du meilleur film de fiction TV (Sanoudje)
Festival du court métrage d'Abidjan FICA 2004
 Prix meilleur film (Sanoudje)
          Quelle fierté pour le Mali. Il faut que l'ORTM soit un outil de développement et de vulgarisation de la culture Malienne uniquement. Cela n'est pas possible sans une politique consciente de promotion des cinéastes et des acteurs Maliens uniquement. Il faut que nos cinéastes et acteurs soient connus au Mali d'abord et que leurs Filmes et pièces de théâtres soient diffusés à tout moment; telle est la mission primordiale de l'Office de Radiodiffusion Télévision du Mali (ORTM). Actuellement, la diffusion des filmes Chinois, Indien, Brésilien... est une insulte à la nation Malienne.

Djibril Elhassane TRAORE

dimanche 3 juillet 2011

AFFAIRE DSK: L’HOTEL SOFITEL EST- IL BLANC COMME NEIGE?


           Depuis le début de cette histoire concernant Dominique Strauss Kahn (DSK), personne ne parle de la responsabilité directe ou indirecte de l’hôtel Sofitel en question. On ne parle que de « femme de chambre ». Ce qui est incompréhensible dans cette histoire, c’est le silence des médias sur la part de responsabilité de l’hôtel Sofitel; Personne n’en parle, même pas les organismes qui défendent, parait-il, les droits de la femme. Aucun d’entre eux à travers le Monde n’a levé le petit doigt pour dénoncer l’utilisation des femmes (des belles jeunes filles) pour faire les chambres dans des hôtels. Le terme même en question dégrade l’image de la femme: "femme de chambre".
          Il n’ya pas que la femme qui peut faire la chambre. Il y a aussi les valets de chambre, des hommes spécialistes de la propreté, qui transforment une chambre d’hôtel désordonnée en un lieu impeccable, prêt à accueillir le prochain client. Pourquoi employer des belles jeunes filles rien que pour faire les chambres ? La cuisine, le restaurant, ce sont des postes idéals pour les femmes. Mais non, il faut des belles filles.
        Normalement, dans un hôtel, la chambre doit être faite à l’absence du client. Le valet ou la femme de chambre peut attendre le client jusqu’à 12H00 pour faire la chambre. Si ce dernier tarde à sortir, c’est le gouvernant qui demande à la réception de l’informer ou même de le réveiller pour savoir si toute fois on peut faire sa chambre. Certaines personnes refusent souvent qu’on fasse leurs chambres si elles ne veulent pas être dérangées. Mais, la chambre doit être nettoyée obligatoirement tous les deux jours, que l’occupant de la chambre le veuille ou non. Dans ce cas, c’est le responsable d’hébergement ou le gouvernant qui interviennent. Pourquoi Nafissatou DIALLO  est –elle entrée dans cette chambre occupée par un « VIP » (Very Important Personnality) pendant qu’il s’y trouvait encore ?
Un client VIP, c’est quoi ?
1- VIP 1 : Rang de Chef d’Etat, Président Directeur Général, Directeur d’Institution Mondiale.
2- VIP 2 : Personnalité de l’administration : député, ministre, gouverneur, général militaire, Directeur Général….
3- VIP 3 : Un Client régulier, un client qui a payé une suite, un artiste….
TRAITEMENT SPÉCIAL ACCORDE A UN CLIENT « VIP » DANS UN HÔTEL
Si l’hôtel doit accueillir un client de ce genre, des dispositions sont prises dans chaque service en contact direct avec lui : le restaurant, le service des étages et la réception.
-         La réception doit informer le service des étages pour qu’ils apprêtent la chambre avant l’arrivée du client. L’objectif est non seulement d’éviter qu’il ne soit en contact avec les femmes ou valets de chambre en tenue de travail, mais aussi de ne pas le faire attendre à la réception. Il doit venir trouver que sa chambre est prête.

             Chaque VIP bénéficie d’un cadeau de bienvenue déposé dans la chambre avant son arrivée. Cela peut être une bouteille d’eau, un pot de fleur, une corbeille de fruits accompagné de mots de bienvenue…selon les hôtels. Dominique Strauss Kahn (DSK) était le fonctionnaire le mieux payé au Monde jusqu’à jeudi matin 19/05/2011. Jeudi soir le 19/05/2011, son avocat déclarait à la cour que son client gagnait 2 millions de dollars par an. Cette chambre lui a coûté 530 dollars soit 238.500 FCFA par jour (1USD à 450 FCFA).
A QUI LA FAUTE ? L’HOTEL SOFITEL OU NAFISSATOU DIALLO ? 
          Alors chers lecteurs, Nafissatou est-elle entrée dans cette chambre sans savoir qu’elle était occupée, selon certaines versions ? Pensez-vous qu’elle a poussé la porte entrouverte, selon d’autres versions ? S’il est vrai qu’elle ignorait que la chambre était occupée, cela est une faute grave de la part de son gouvernant. S’il s’avère aussi qu’elle a poussé la porte entrouverte, cela est encore plus grave. Car, elle devait automatiquement signaler cela à la réception. Imaginez, si DSK s’était plaint qu’elle lui a piqué de l’argent à son insu pendant qu’il était aux toilettes. Qu’elle serait la réaction de l’hôtel Sofitel ? Elle aurait payé très cher et serait renvoyée.
          L’hôtel Sofitel doit revoir sa politique de gestion des ressources humaines après cette histoire. Les belles filles sont, en général, exposées dans beaucoup d’entreprises hôtelières. Est-ce une politique commerciale pour attirer les clients? Beaucoup de clients sont attirés par ces belles dames dites femmes de chambre ou serveuses. Si cette fonction date de longtemps, il est grand temps de le revoir. Puisque ces jeunes dames vont finir par créer de sérieux problèmes aux clients qui ont du mal à se contrôler. Si le Monde a changé, les hommes aussi ont changé, donc il faut que les emplois évoluent en fonction des réalités. Le cas de DSK doit servir de leçons à tous les Hôtels de revoir cette fonction de « femme de chambre ».
Djibril Elhassane TRAORE

dimanche 12 juin 2011

INSALUBRITE A BAMAKO

DE L’IMMONDICE EN PLEIN CŒUR DE L’ACI 2000
            A Hamdallaye ACI 2000, bonjour les moustiques, les mouches, les cafards…; la raison : un cimetière de déchets (ordures, sacs plastiques, excréments, vidange, débris, un peu de tout,…que sais-je encore ?), gît à quelque mettre du cimetière réel d’Hamdallaye. Bienvenue à la demeure de l’immondice, c’est tout juste derrière la bibliothèque nationale.
photo prise par Djibril Elhassane TRAORE
photo prise par Djibril Elhassane TRAORE
           A Bamako, au Mali, chaque fois qu’on vous parle de l’ACI 2000, on le fait avec fierté. Surtout, s’il s’agit des commentaires d’un guide à un touriste: le nouveau centre des affaires de Bamako, où il y a des hôtels, des banques, des supermarchés et beaucoup d’autres grandes boutiques qui n’existent nulle part ailleurs à Bamako. Mais, ils ignorent qu’en plein centre de l'ACI 2000, réside une autre capitale, celle des moustiques. Cela est de notoriété public maintenant. Ce sont ces mêmes touristes qui l’observent au coin de l’œil en passant tout en se protégeant les narines de l’odeur que cet endroit immonde dégage, surtout quand il pleut. Encore l’image de l’Africain en jeu !!! « Votre quartier de référence est très sale, et c’est très mauvais pour votre santé », s’étonne un étranger résident dans un Hôtel de ce quartier.  
 

photo prise par Djibril Elhassane TRAORE

          Un responsable d’Hôtel s’est confié à notre reporter à ce sujet : « Nous utilisons toutes sortes de produits contre les moustiques et les cafards, mais en vain. Les clients se plaignent tout le temps. Quand il pleut, c’est encore pire, la mauvaise odeur s’ajoute aux moustiques qui envahissent tout le voisinage. Il n’y a personne pour veiller à la propreté de cet endroit sensible. Ce qui est encore plus humiliant, c’est  quand certains de nos clients étrangers parlent de cet endroit sale en se moquant de nous, c'est-à-dire de notre Pays». Pendant la journée, on ne voit personne verser des déchets, mais pourtant c’est un dépotoir ; La zone Hamdallaye ACI 2000 est reconnue comme étant une localité de luxe, vitrine de Bamako et du Mali. Quand est-ce que la mairie de Hamdallaye ACI 2000 va se réveiller pour trouver une solution à ce problème ? Les agents de la mairie de Hamdallaye font quoi dans leur bureau pour ne pas remarquer cet endroit ?
photo prise par Djibril Elhassane TRAORE
         Le plus marrant dans tout cela, c’est le nombre de fois que les agents sanitaires passent dans les Hôtels pour contrôler l’état des lieux. Ils passent à coté de ces débris sans se gêner. Les Hôtels sont toujours propres, c’est cet espace qui rend l’atmosphère désagréable. De toutes les manières, c’est la mairie qui est responsable de la propreté du quartier en question. Le maire de Hamdallaye ACI 2000 est interpelé dans cette histoire. A suivre.
Djibril Elhassane TRAORE