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jeudi 10 décembre 2015

Accusé de faire l’apologie du terrorisme : Mahamoud Dicko, l’illustre incompris


Pour avoir donné son point de vue sur la situation terroriste que vit le monde, le président du Haut conseil islamique, Mahamoud Dicko, a fait l’objet d’un lynchage médiatique. L’homme a été incompris dans sa démarche. Loin de lui l’idée de justifier ou de défendre les crimes odieux commis au nom d’un dieu. L’Imam voulait tout simplement dénoncer les injustices dans le monde.

Comme s’ils étaient en mission commandée, à peine l’Imam Dicko a ouvert la bouche que certains lui sont tombés dessus à bras raccourci, en le traitant de tous les maux d’Israël. En réalité, Mahmoud Dicko a livré sa lecture des événements.

A aucun moment, il n’a cherché à accorder des circonstances atténuantes aux terroristes; à aucun moment, il n’a essayé de les défendre. Bien au contraire, il a ouvertement condamné ces attentats. On l’a sérieusement lynché au point. Même le procureur de la République près la Cour d’appel de Bamako, Daniel Tessougué, l’a accusé de faire l’apologie du terrorisme. Mais diantre ! Qu’a-t-il dit de mal ? Les personnes qui l’ont lynché, à l’image de Bakary Mariko et d’Alioune Ifra N’ diaye, n’ont pas cherché à analyser son intervention ou même essayer de comprendre la portée de son propos. 

Dicko n’a rien dit de mal. Après avoir condamné rigoureusement ces actes terroristes commis ici à Bamako et dans le reste du monde, il a ensuite fait une lecture de la situation en rappelant tout simplement aux maîtres du monde de ne plus faire la promotion de l’homosexualité dans le monde et que cela est une chose qui risque de mettre Dieu en colère. C’est juste son point de vue, il a traité même les terroristes d’ex-rappeurs et d’ignorants. Ce n’est pourtant pas la première fois qu’il tient de tels propos, il les a toujours scandés à qui veut l’entendre et parfois dans des hauts lieux.

Il est convaincu que tant que le pauvre est opprimé, tant que la veuve et l’orphelin souffrent d’injustice par le fait des puissants de ce monde, comme Dieu ne dort pas, il rendra justice. Ce qu’il dit est pourtant clair et limpide; la colère divine peut prendre diverses formes, comme les catastrophes naturelles et dans ce cas précis, c’est le terrorisme.

Les gens qui soutiennent les homosexuels n’ont qu’à aller vivre au pays des lesbiennes et des gays de l’autre coté du monde.

Cela lui vaut-il d’être pourfendu et vilipendé comme un malpropre ou un fervent défenseur du terrorisme ? Non ! L’imam ne mérite pas ça. Et qui le connait sait qu’il n’est pas homme à mâcher ses mots ou à tenir la langue de bois.


De grâce, épargnez nous un débat de caniveau et concentrons nous sur l’essentiel qui est de se donner la main et de veiller à ce que les obscurantistes et autres fous de Dieu ne reviennent pas massacrer des pauvres innocents au nom d’un dieu. Voilà où se trouve le salut qui sauvera le peuple.

L’imam Dicko ne s’adonnera pas à de telles «incrédulités» et une guerre verbale à fleuret moucheté. Comprendra qui pourra, Dieu veille !

Harber MAIGA, LE PRETOIRE

vendredi 4 décembre 2015

Mohamed KIMBIRI réplique aux attaques du Procureur général auprès de la Cour d’Appel de Bamako contre Mahmoud DICKO


Si aujourd’hui, un événement social hyper médiatisé mérite qu’on s’y arrête et qu’on y réfléchisse sérieusement, c’est bien la floraison incontrôlée des attaques incendiaires contre le président du Haut Conseil Islamique du Mali : Mahmoud DICKO, suite à une déclaration après les attentats de l’hôtel Radisson Blu :

Nous sommes aujourd’hui surpris, et choqués par la virulence des  sorties médiatiques incendiaires  de la part de certaines  grandes personnalités et de surcroit le Procureur Général auprès de la Cour d’Appel de Bamako contre Mahmoud Dicko, le président du HCIM suite à l’évocation d’un verset coranique : « Sachez que tout malheur qui vous arrive est la conséquence de vos propres erreurs.

Encore qu’Allah vous pardonne beaucoup » Sourate 42 la Consultation : verset 30,  sur une chaine de radio après les attaques terroristes du Radisson-Blu. Depuis,  c’est le haro sur le baudet dont le véritable crime de lèse-majesté est la référence à ce verset synonyme de l’apologie du terrorisme aux yeux de beaucoup.  On est  aujourd’hui en droit de se demander au nom de quelle logique ou de quel impératif d’urgence s’imposait de telles  gestations, de telles déclarations, ou de telles attaques.

D’abord observons ensemble ces titrailles révélatrices : « un homme religieux très politique »,  « Alioune Ifra Ndiaye répond à Mahmoud Dicko : ‘’vous aviez dit à propos de l’attentat de Radisson que l’acte est condamnable, mais vous ne l’avez pas condamné », « Mahmoud Dicko à propos des actes terroristes dans le monde », « Bakary Mariko répond à l’Imam Mahmoud Dicko : ‘’je vous accuse d’apologie du terrorisme»,  « le juge met en garde l’Imam : ‘’c’est l’apologie du terrorisme’’ », « l’Imam pris en sandwich », « halte aux pyromanes et aux hypocrites : ‘’Mahmoud Dicko a vraiment raté l’occasion de se taire », et que sais-je encore ?
Mais le comble, c’est lorsque le Procureur Général auprès de la Cour d’Appel de Bamako après de sorties médiatiques hasardeuses  propose comme solution de la lutte contre le terrorisme ou le jihadisme radical, « qu’on rase les longues barbes, le contrôle des sources de financement de la construction et du fonctionnement de certaines mosquées dans notre pays, et la relecture des textes régissant la création des lieux de culte ».

Il est regrettable aujourd’hui, qu’un  responsable comme le Procureur Général auprès de la Cour d’Appel de Bamako, homme respectable et respecté  qui peut légitimement revendiquer une posture indiscutable de personnalité de bon conseil, capable de mettre son expérience et sa sagesse au service de tout le Mali,  ai emprunté l’option de s’installer dans des attaques sans fondement, de surcroît, fortement personnalisées avec une volonté manifeste de nuire, de créer la zizanies comme si le Mali doit singer un pays limitrophe comme le Sénégal, qui emprisonne ses leaders musulmans pour apologie du terrorisme.

N’exhumons pas la hache de guerre. Car, le Mali actuel est  dans un contexte marqué par la volonté de l’ensemble des acteurs politiques (majorité-opposition) et religieux  de réunir les conditions d’un dialogue fécond sur les grandes questions d’intérêt national, de procéder à la dissémination à l’échelle nationale et internationale du contenu de l’Accord d’Alger, il est pour le moins curieux que certains leaders  non moindre comme un Procureur Général auprès de la Cour d’Appel, prennent  parti de s’inviter dans le débat contre le Président du HCIM en des termes aussi négatifs, ne pouvant produire comme seul effet que de faire mal à une un homme, à la Communauté musulmane.  Le ridicule ne tue plus. Devons-nous rester bras croisé devant une telle aberration ? Non.

C’est pourquoi, je me trouve aujourd’hui dans l’obligation de répondre à ces attaques directes et frontales dans le but d’apporter une modeste contribution à l’éclairage d’une certaine compréhension non fondée faisant croire que l’Islam et la politique sont incompatibles, que l’islam est anti-laïcité, et de lancer un appel à toute la Communauté Musulmane à l’union sacrée  pour le triomphe de l’Islam.

Le Mali est un état laïc. Monsieur  le Procureur Général auprès de la Cour d’Appel de Bamako, la Communauté musulmane du Mali  ne s’est jamais opposée au caractère laïc de l’état malien. Mais nous nous opposons à une laïcité sectaire,  négative et intolérante. Si la laïcité consiste à faire en sorte que la religion dominante ne soit pas imposée à tous, que les autres confessions puissent exister et vivre leur différence sans partager forcement la conviction majoritaire, l’on pourra la respecter. 

Mais le drame, c’est que le combat des tenants de la laïcité au Mali tend à repousser la religion musulmane, à lui interdire tout espace de vie et de mouvement. C’est là où le bât blesse, et c’est cette forme de violence pernicieuse et masquée, ces atteintes les plus graves dont la religion musulmane est la seule victime comme forcer quelqu’un à se raser les barbes, que nous combattons. Vivre en laïc aujourd’hui, c’est vivre en mettant entre parenthèse l’essentiel ; c’est-à-dire la spiritualité, comme l’atteste cette déclaration de Jules Ferry : « la laïcité, c’est organisé l’état sans Dieu ».

Monsieur  le Procureur Général auprès de la Cour d’Appel de Bamako, vous êtes  la grande vedette du  moment  à travers qui,  les colonnes des journaux et les ondes des radios (Mali et d’ailleurs)  sont régulièrement fertiles en expressions chocs,  visant à chauffer les esprits et à designer du doigt des pestiférés : la Communauté musulmane.  Votre attaque de la Communauté musulmane du Mali  par cet exemple : « comme le disait le Christ, à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu… il faut que les religieux restent dans leur sphère » est inapproprié. 

 Le slogan, «  il faut que les religieux restent dans leur sphère » n’est utilisée au Mali que contre la religion musulmane. Sinon, le chef de l’église catholique le Pape François,  qui vient de boucler une tournée en Afrique (Kenya, Ouganda, et la Centrafrique)  cette semaine même a été reçu partout avec les honneurs d’un chef d’état. Le Souverain pontife  accrédite des nonces apostoliques auprès des chefs d’états étrangers, et des ambassadeurs sont accrédités auprès du Pape François comme chef d’état. Le Vatican est un état comme la France, le Mali et autre. Et parmi les conditions de l’existence d’un état, il faut les trois conditions : un territoire, une population, et une autorité politique exclusive. Cela prouve à suffisance que toute religion qui n’a rien à voir avec la politique n’est donc pas une religion destinée aux hommes.

En Islam aussi, cela se justifie à travers  la sourate 3 verset 104 : « qu’à partir de vous se forme une nation appelant au bien, ordonnant le bon usage, et en proscrivant  les mauvaises ! Ceux-là sont les récolteurs de succès ». Nous ne capitulons pas devant des déclarations dont l’objectif recherché est de prédisposer l’opinion musulmane à accepter des aberrations comme (il faut que les religieux restent dans leur sphère),  et à nous amener à vivre dans la peur et psychose permanente  d’apologie du terrorisme à la sénégalaise.

La communauté musulmane du Mali  ne se laissera jamais distraire par ces attaques incendiaires, planifiées et entretenues. Quant aux détracteurs du Président du HCIM, cette aversion viscérale éprouvée par certaines personnalité à l’égard de la religion musulmane et de l’islam, nous leur rassurons que notre Président Mahmoud Dicko  ne serait jamais esseulé.  Il s’est basé sur des versets coraniques et des  hadiss authentiques pour justifier ses propos  du genre : Sourate  30 les Romains ou les Byzantins  verset  41 « à cause de mauvaises œuvres des humains, le désordre est apparu sur  terre et sur mer. 

Allah voulait les sanctionner pour une partie de leurs agissements afin qu’ils se repentent », et des hadiss comme : « Il n’y a point de société où l’on commet de péchés, et où les gens capable de les réprimer se taisent, qui ne risque de subir un châtiment général qui n’épargne personne. Vous implorez Dieu, alors il ne vous secourra pas » Tirmizi, « Si vous laissez la perversion s’installer parmi vous, vous connaitrez des maux qui n’existaient pas du temps de vos prédécesseurs ».

Nous saisissons la même opportunité pour éclairer les lanternes de Monsieur  Alioune Ifra Ndiaye, qui déclare que : « vous avez dit à propos de l’attentat de Radisson que l’acte est condamnable, mais vous ne l’avez pas condamné ».  La première condamnation, au moment même de l’assaut provenait du Collectif des Associations Musulmanes du Mali, ensuite du HCIM sous la signature de Mahmoud Dicko qui a condamné fermement cette attaque. Les archives de l’ORTM peuvent vous être d’une grande utilité  monsieur Ndiaye pour une  éventuelle vérification. Votre attaque est donc infondée.

Enfin, l’interview accordée par Mahmoud Dicko comportait beaucoup de volets. Mais par le jeu de l’intoxication médiatique, de l’amalgame délibéré, de stigmatisation exacerbée, certaines personnes ont donné volontairement et par malhonnête et par subordination, des informations tronquées où le mensonge par omission volontaire est roi. De tous petits détails sont grossies à outrance, et les données essentielles sont escamotées et ostracisées.

A bon entendeur ! Salut. 

Mohamed KIMBIRI
Secrétaire à la Presse et à la Communication de l’AISLAM
1er Secrétaire à l’0rganisation du Haut Conseil Islamique du Mali
Source: L'Indicateur du Renouveau

mercredi 2 décembre 2015

USA : Sékouba Konaté arrêté pour fraude

 Le commandant de la force régionale de l'Union Africaine, le général guinéen, Sekouba Konaté, a plaidé "coupable" pour "contrebande" dans un trafic de dizaines de milliers de dollars en espèces.

Il a été arrêté dans un aéroport américain en Virginie alors qu'il essayait de sortir du pays.

Le général Konaté a été président par intérim de la Guinée.

A l'époque des faits qui lui sont reprochés, il avait invoqué son immunité pour retarder l'enquête sur ces faits.
Son procès est prévu mardi prochain au tribunal d’Alexandria. Il a plaidé coupable pour contrebande de dizaines de milliers de dollars aux États-Unis. Il risque une peine de prison pouvant aller jusqu’à 5 ans de prison.

Les procureurs ont indiqué que M. Konaté a essayé de faire entrer plus de 64 000$ en cash aux Etats-Unis en 2013 depuis l’Ethiopie.

Il avait déclaré aux douaniers qu’il détenait moins de 10 000$

Source: http://www.bbc.com/afrique/region/2015/12/151202_k
onate?ocid=socialflow_facebook

Encore Daniel Tessougué à propos de la grève des banquiers, il parle de "dynamiter les banques".

 Daniel Tessougué à propos de la grève des banquiers : « Ils peuvent dynamiter les banques….la procédure va continuer et nul pouvoir n’arrêtera l’action judiciaire »
 C’est, du moins, une déclaration faite hier lundi 30 novembre par Daniel Amagoin Tessougué, Procureur Général près la Cour d’Appel de Bamako lors de l’ouverture de la troisième et dernière session d’assises de cette cour pour l’année 2015. 

En effet, la troisième session d’assises de la Cour d’Appel de Bamako pour l’année 2015 s’est ouverte hier lundi 30 novembre dans les locaux de la dite Cour. L’audience solennelle marquant la cérémonie d’ouverture de cette session était présidée par le président de la Cour d’Appel. C’était  en présence du Procureur Général près ladite Cour, Daniel Amagoin Tessougué  et de plusieurs personnalités de la famille judicaire dont le président de la Cour Suprême et des membres de la police judicaire.

131 accusés dont 6 femmes à la barre

Cette session est la dernière de l’année 2015 qui s’achève et va examiner au total 63 dossiers criminels impliquant 131 accusés dont 6 femmes. Parmi ces accusés, une soixantaine sont poursuivis  mais pas détenus pour la raison évidente qu’ils présentent des garanties de représentativité. A l’instar des autres sessions, cette session présente également les diverses infractions criminelles avec en tête, les crimes de sang qui concernent 19 dossiers composés d’assassinats, de coups mortels, de meurtres, d’infanticides et d’empoisonnements. Ce sont 13 dossiers qui concernent des infractions connues sous le label de crimes contre les biens, 13 autres dossiers concernent des faits d’atteinte contre les mœurs (viol, pédophilie…). Quant aux crimes organisés (association de malfaiteurs, trafic international de drogue, entre autres), ils s’élèvent à 12 dossiers. Il y a trois (3) dossiers sur les intérêts civils et 2 sur l’avortement et la désertion.

Dans son réquisitoire, le Procureur Général  Daniel Tessougué a indiqué que les décisions de justice peuvent être imparfaites et que la prétendue toute puissante du juge n’existe pas. C’est pourquoi soulignera-t-il, c’est en cela que le législateur a créé des voies de recours, qui sont ordinaires et  extraordinaires et qui sont à la disposition des justiciables. Revenant sur la récente fronde des banquiers, le procureur général dira que le dossier contre lequel ils sont allés en grève n’a rien de scandaleux.

« Soyons raisonnables car les Maliens doivent montrer une capacité de  transcender des difficultés mineures en se parlant franchement et non pas par des menaces qui n’intimident personne. Ils peuvent dynamiter les banques. Ils rendront compte des désagréments causés aux clients…. La procédure va continuer et nul pouvoir n’arrêtera l’action judiciaire », a-t-il poursuivi.

Rappelons que la Cour d’Assises est une juridiction populaire non permanente dont la particularité réside dans sa composition avec des magistrats professionnels et des citoyens ordinaires appelés jurés. Elle est compétente en matière pénale, pour les infractions les plus graves. La Cour d’Assises est habilitée à prononcer plusieurs types de sanctions telles que la peine d’emprisonnement, l’amende ou des peines complémentaires comme l’interdiction d’exercer, l’interdiction de séjour, etc.

Daniel Kouriba
Source: Tjikan

Les propos haineux du Doyen de la "Cellule anti terroriste du Mali" Daniel Téssougué produreur Général du Mali

Daniel Téssougué, photo web
Daniel Amagouin Tessougué : « Il faut raser les longues barbes et contrôler le financement des mosquées »La 3e session de la cour d’assises de la Cour d’Appel de Bamako au titre de l’année 2015, s’est ouverte le lundi 30 novembre 2015, à la Cour d’Appel de Bamako, sous la présidence du 1er président de ladite cour. Occasion pour le Procureur général, Daniel Tessougué, dans son réquisitoire, de proposer sa solution à la lutte contre le jihadisme ou le terrorisme dans notre pays. 
 
Dans son réquisitoire d’ouverture, Daniel Tessougué, a souligné que depuis 2011, notre nation est dans la turbulence. Il fera savoir que samedi encore à Kidal, les jihadistes et narcotrafiquants ont sévi. 

Le vendredi 20 novembre, c’était la capitale qui a été frappée en plein cœur. « Depuis des mois, les terroristes écument le pays, et démontrent ainsi que nulle part, les citoyens honnêtes ne peuvent être à l’abri. Il est alors temps, plus que temps de renverser la tendance et d’introduire la peur dans le camp des délinquants. Le terrorisme doit être combattu et cela avec les armes qu’il faut », a tonné le PG.

Comme autres solutions de la lutte contre le terrorisme ou le jihadisme radical, Tessougué a proposé qu’on rase les longues barbes, et contrôle les sources de financements de la construction et du fonctionnement de certaines mosquées dans notre pays. Pour cela, il a demandé à ce que les textes régissant la création des lieux de cultes soient réélus. 

Pour lui, la permissivité trop grande des discours religieux ou des comportements extrémistes, ne peuvent rester impunis. 

A ses dires, la laïcité qui est l’une de nos valeurs constitutionnelles est malmenée tant et si bien que les reculs inacceptables de dernières années doivent être revus. 

Pour être clair, Tessougué a dit ceux-ci : « Il faut réduire l’impact du religieux dans la gestion des affaires publiques ». 

Au cours de la présente session, 63 dossiers seront examinés, avec 131 accusés dont 6 femmes. 50% des accusés sont en détention provisoire.

Bandiougou Bouaré
Source: Delta News

mardi 1 décembre 2015

En critiquant Mahmoud Dicko, vous mettez de l’huile sur le feu.



Nous en avons marre de toutes ces critiques à l’encontre des leaders religieux au moment où l’injustice, la corruption, la délinquance financière, l’homosexualité, le banditisme et toutes les formes de terrorisme détruisent le pays à petit feu au vu et au su de nos autorités.

Lors d’une interview sur l’attaque à L’Hôtel Radisson Blu, Mahmoud Dicko a levé le voile sur certaines vérités qui ont fait mal à « certaines personnes » ; étant prêt à affronter le Satan, il a défendu sa conviction religieuse en s’exprimant sans ambiguïté : « Ces gens nous ont été envoyés par Dieu à cause de nos comportements, car tout le monde sait aujourd’hui ce qui se passe chez nous ! Il y a actuellement dans notre pays des adeptes de Loufti (Gay, Lesbiennes), des bars et que ce qui s’est passé n’est qu’une infime partie de ce qui doit nous arriver, et que le plus dur est à venir ! »

Il n’y a rien à critiquer dans ces propos.

Mahmoud Dicko a dénoncé les vagabonds qui provoquent les terroristes, il ne les a jamais défendus. Il  a parlé de la colère divine qui peut s’abattre à tout moment sur toute la terre, ce qui est une réalité palpable. Dieu n’envoie pas seulement des hommes, il envoie aussi des maladies, des catastrophes, des guerres pour bien châtier les « pourries », les corrompus, les leaders malhonnêtes, les vagabonds….

Qu’est-ce que vous faites de cette laïcité dont vous mentionnez pour appuyer vos arguments contre Mahmoud Dicko ? Qu’est-ce que vous faites de la liberté d’expression ? Mahmoud Dicko a le plein droit de s’exprimer en tant que leader religieux. Il parle aux musulmans, il s’adresse à tous ceux qui ont juré de dire la vérité, à tous ceux qui ont fait le serment de défendre la nation Malienne et qui l’ont trahi après au profit de leur propre entourage.

Par rapport aux enfants abandonnés dans la mendicité

Vous vous êtes trompés de cible. Les décideurs, le Président de la République, les députés, les ministres, les magistrats… sont là pour sanctionner ces chefs de famille irresponsables qui laissent leurs enfants dans la mendicité. De la même manière, ils doivent défendre leur conviction religieuse à tout moment, pas seulement dans les mosquées ou dans les églises, c’est aussi dans les bureaux qu’ils doivent rester fidèle à leur serment face au peuple.

Ce qui est clair, ce n’est pas seulement les armes qui font de quelqu’un un terroriste, moi je dirai qu’il y a des terroristes dans notre gouvernement. Les juges terrorisent les pauvres parce qu’ils n’ont pas d’argent pour prendre un bon avocat. Les pauvres sont terrorisés quand ils perdent leurs terrains au profit des riches. Cela se passe dans notre pays. Il y a des rebelles terroristes maquillés en députés  dans notre assemblée nationale.

Peine perdu pour les détracteurs de Mahmoud Dicko. Il est et restera un homme humble et fidèle à son peuple. Il est notre leader. Si les leaders religieux doivent se taire, cela sous-entend que les leaders politiquent se foutent de nous tous.

Djibril El Hassane TRAORE

mercredi 25 novembre 2015

Mali : Rencontre d’échange et d'information avec le Directeur Général de la Police, Moussa Ag Infahi



Rencontre d’échange et d'information entre les responsables des structures d’hébergement de la ville de Bamako et le Directeur Général de la Police Nationale, Moussa Ag Infahi au Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile sur invitation du Directeur National du Tourisme et de l'Hôtellerie.

C’était ce matin, 25 Novembre 2015 dans la salle de conférence du Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile. Compte tenu de la gravité de la situation sécuritaire au Mali surtout à Bamako, les hôteliers ont insisté sur la sécurité des hôtels et des lieux touristiques.

 "Nous demandons au gouvernement de faire de la sécurité une priorité, et de mettre des gardes armés devant chaque Hôtels 24/24", a proposé un participant.

Aucun Hôtel au Mali n'a les moyens logistiques de se protéger contre le terrorisme. Les autorités en sont conscientes, mais tardent à prendre les mesures qui s'imposent.

Visiblement, le nouveau Directeur Général de la Police semble ne pas être prêt à répondre aux différentes questions qui lui étaient adressé. Il était plutôt occupé à répondre à son Smartphone qui ne cessait de sonner en pleine réunion et il décrochait à chaque fois, ce qui a mis l'audience dans l’embarras.

Les préoccupations des Hôteliers sont sans ambiguïté, "faites nous des propositions et nous seront prêt à fournir des efforts dans ce sens". L'Hôtel Massaley, selon son Directeur Adjoint, a déjà envoyé une lettre de demande de protection au Ministère de la sécurité et de la protection civile, sans suite pour le moment.

L’attentat au Radisson Blu pouvait bien être évité si seulement nos autorités avaient pu sécuriser la zone ACI 2000, nid des bandits de toutes sortes depuis des années. Les Responsables d'hôtels attendent des actes concrets de la part des autorités Maliennes en charge de la sécurité, pas de discours surtout.

Mars TRAORE