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lundi 10 février 2014

LUTTE CONTRE L’EXCISION AU MALI : LA PRATIQUE CONTINUE, MAIS, LE DEBAT RESTE OUVERT



Pourquoi l’excision dans notre société ? Quel est l’origine de cette pratique plus vieille que les deux religions monothéistes, l’islam et le christianisme ? Voilà les deux questions qui  attendent encore des réponses convaincantes. « Nous ne faisons que suivre nos ancêtres », réponse de la plus part de nos vieilles personnes. Et pourtant il y a bien une raison.

L’excision, également appelée Mutilations Génitales Féminines (MGF), recouvre « toutes les interventions incluant l’ablation partielle ou totale des organes génitaux externes de la femme ou autre lésion des organes génitaux féminins pratiquées pour des raisons non médicales » (Définition de l’Organisation Mondiale de la Santé).

Selon les pays, les coutumes et les ethnies, l’excision peut prendre diverses formes: l’ablation partielle ou totale du gland du clitoris, l’ablation partielle ou totale du gland du clitoris et des petites lèvres, rétrécissement de l’orifice vaginal avec recouvrement par l’ablation et l’accolement des petites lèvres et, avec ou sans excision du clitoris (infibulation.

EN QUOI CONSISTE L’EXCISION ?

Au Mali dans certaines régions, la pratique consiste à enlever partiellement  ou totalement le gland du clitoris. Le but est d’empêcher le gland du clitoris  de s’allonger en débordant les deux lèvres supérieures ou en formant une sorte de « pénis » suspendu au dessus du vagin. Ce qui gênait beaucoup d’hommes. Puisque chez certaines femmes, le clitoris peut atteindre plusieurs centimètres de longueur avec l’âge.

Dans d’autres localités du Mali c’est l’ablation partielle ou totale du gland du clitoris et des petites lèvres. Les deux lèvres inferieures ont tendance à dépasser les deux supérieures. Alors, on coupe une partie des lèvres en plus du gland du clitoris. Embellir l’apparence du sexe féminin en enlevant les impuretés, c’était la mentalité des gens à l’époque.

Ils ont donc jugé nécessaire de rendre la femme propre en lui enlevant une partie du clitoris ou des lèvres inférieures.

ORIGINE DU MOT EXCISION EN LANGUE BAMANANKAN

Dans la langue Bamanankan, on peut connaitre l’histoire ou l’origine d’un mot à partir de sa  formation et prononciation. L’excision signifie an langue bamanankan « bolokoli », qui veut dire en Français terre à terre nettoyage de la main, « bolo » signifie la main et « koli » signifie lavage. Il y a eu une autre appellation après l’arrivée de l’islam qui est « salidjiladon », valable pour la circoncision et l’excision. « Sali » signifie prière, « dji » signifie l’eau, « ladon » signifie initiation, donc en un mot, initier quelqu’un à se purifier avec de l’eau comme on le fait avant de prier. D’où l’idée de rendre la femme propre avant le mariage. Voilà l’origine des mots « bolokoli » ou « salidjiladon ».

L’EXCISION N’A RIEN A VOIR AVEC L’APPETIT SEXUEL DE LA FEMME

Il ne s’agissait pas de diminuer l’appétit sexuel d’une femme, loin s’en faut ; l’objectif est de la rendre encore plus belle une fois nue devant son mari. La beauté étant culturelle, l’homme était sans doute gêner ou même inerte devant une femme possédant un « petit pénis ». Ce n’était pas une fierté féminine, d’où la pratique.

Il y a plusieurs formes d’orgasmes et zones érogènes chez la femme. La plupart des femmes atteint assez facilement l'orgasme clitoridien, tandis que d’autres atteint aussi l'orgasme par la stimulation du vagin, la pénétration.

N’oublions pas le point G (ou point de Grafenberg) qui est aussi le nom d'une zone du vagin, réputée extrêmement érogène et dont la stimulation amènerait presque systématiquement un orgasme. Il a la forme d'une petite boule palpable de moins d'un centimètre de diamètre qui augmente de taille lors d'une stimulation.

 L’ablation du clitoris ou des lèvres inférieures n’avait donc pas pour raison de diminuer l’appétit sexuel de la femme, mais plutôt d’encourager l’homme à s’y aventurer.

EXCISION ET FIDELITE

La femme n’avait pas besoin d’être exciser pour être fidèle à son mari. La fidélité lui était enseigner depuis à bas âge. On lui apprenait à s’asseoir correctement, à se relever correctement, à marcher correctement. « Une femme doit être vierge le jour de son mariage et rester fidèle à son mari jusqu’à sa mort », cela lui était chanter pendant les semaines de la noce par la vieille, appelés « magnamaka » en langue bamanankan, qui l’accompagnait chez son mari.

Avant, le copinage entre garçon et fille existait. Le garçon était le gardien de sa copine. Il veille sur elle jusqu’à son mariage. Si le mari de celle-ci la trouve vierge le jour de son mariage, c’était un honneur pour le garçon et sa famille. Les cadeaux pleuvaient de partout de la part des parents de la fille. « Un de mes oncles m’a dit qu’il a eu deux bœufs pendant sa jeunesse puisqu’il a su garder deux copines successivement jusqu’à leur mariage sans les violer », témoigne Issa Traoré.

Selon Issa Traoré : « Les jeunes garçons quittaient de village en village pour faire le « soumou », (veillée nocturne en français) avec leurs copines, mais, c’était juste un amour platonique, jamais de rapport sexuel », il ajoute également que c’était une malhonnêteté et un déshonneur de faire l’amour avec sa copine.

L’inceste ou l’adultère étaient des contes : Telle Reine est tombé amoureuse de son valet ou telle Roi enceinta sa servante, mais jamais de faits quotidien comme maintenant. Nos ancêtres savaient parfaitement ce qui était mieux pour eux.

L’EXCISION SELON LA RELIGION MUSULMANE

Les  Ulémas sont certains que ce n’est pas écrit dans le Coran. Ils font plutôt référence à la « Sounna » (recommandation du prophète) paix et salut sur lui (PSL). Selon laquelle le prophète (PSL) aurait un jour dit à une exciseuse: «  Si tu coupes, ne coupes pas tout ».

C’est l’argument que certains musulmans utilisent pour l’autoriser. L’imam Sacko pense qu’au lieu de l’interdire, l’état doit plutôt médicaliser cette pratique pour ceux qui veulent continuer à le faire. Il ajoute également que si certaines personnes ont le droit de devenir homosexuel pourquoi empêcher l’excision à d’autres?

D’autres pensent que l’éducation est bien possible sans l’excision. La religion musulmane nous impose d’éduquer nos enfants filles et garçons en les enseignant les paroles de Dieu dans le coran et les hadiths du prophète Mouhamed (PSL) afin qu’ils ne soient pas égarés.

« A Bamako, une fille excisée non éduquée est bien pire qu’une fille non excisée mais éduquée », constate Drissa Diallo enseignant ; « celles qui circulent dans les boites de nuit et dans les chambres de passes sont toutes excisées en général et musulmanes en majorité » a-t-il ajouté.

Les parents ont failli à leur devoir d’enseignant depuis des années. « J’appelle cela la chute de la famille au Mali. L’honneur et la dignité qui étaient les fondements de notre société sont bafoués de nos jours », Martèle Baba Diallo.

LES INFECTIONS ET HEMORAGIE DUS A L’EXCISION

Il faut rappeler que n’importe qui n’était pas exciseuse et ne pouvait le devenir. Il fallait être de père et de mère forgeron comme c’est le cas dans certaines localités de la région de Ségou. Cela ne fait pas d’eux une ethnie inférieure, bien au contraire, ce sont des Hommes de sciences occultes maitrisant le feu, la terre et la fabrication des armes de guerres.

Les forgerons pratiquent l’excision ou la circoncision à but non lucratif, mais social. C’est leur rôle dans la société et ils en sont conscients et fier. Les exciseuses connaissent bien l’appareil génital féminin, elles savent où, quand et comment couper. Elles connaissent aussi la saison, le temps et le moment favorable dans la journée pour procéder à une telle opération qui consiste à verser le sang sans provoquer un danger.

Avant de couper, elles consultent d’abord les filles pour connaître l’état du clitoris. Ce qui les amène à ne pas couper le même centimètre chez toutes les filles car elles n’ont pas la même longueur clitoridienne.

Muni d’un couteau spécial qui n’était pas forgé par n’importe qui, et des produits spéciaux à base de plantes pour soigner la blessure, en un temps record l’opération est vite fait sans laisser de traces néfastes à la fille.

Comme a dit Amadou Hampaté Bâ: « en Afrique, un vieillard qui meurt c’est une bibliothèque qui brule », il ne s’agit pas seulement des hommes, mais des femmes aussi. C’est cette même raison qui a fait que les exciseuses spécialistes sont parti avec leur couteau et leur savoir. En ce moment, n’importe qui pratique l’excision avec n’importe quoi, n’importe où et n’importe quand, certaines le font même avec des lames ce qui provoque souvent des accidents.

A force de mal faire la pratique, elle est devenue source d’hémorragie, de fistules, de sécheresse vaginal que nos ancêtres ne connaissaient même pas, toute sorte de maladie sexuelle est attribuer à l’excision.

ET MAINTENANT, QUE FAIRE ?

La pratique de l’excision ne fait plus l’unanimité au mali, cela est dû à l’effort fourni par des ONG  et l’appui du gouvernement. Mais forte est de reconnaître que la majorité des Maliens le font encore, même à Bamako. Au Mali, l’excision concerne plus de 85% des femmes âgées de 15 à 49 ans. Pour inverser cette tendance, seule la sensibilisation peut aider les gens à comprendre, pas en glissant des sommes colossales aux exciseuses.

 Certains pensent qu’il faut plutôt médicaliser l’excision en formant les matrones dans les hôpitaux et Centres de santé communautaires. Le gouvernement aura du mal à soutenir cette idée, car beaucoup d’encre a coulé, et beaucoup de financement a été effectué pour l’arrêter.

Les temps ont changés les mentalités aussi doivent changées, nous devons apprendre à évoluer avec le temps. La sensibilisation doit continuer pour une réussite honorable du combat contre l’excision.

Djibril TRAORE

samedi 4 janvier 2014

ENFIN, UNE ANNEE CONSACREE A LA LUTTE CONTRE LA CORRUPTION AU MALI



Il l’a dit lors de la présentation de ses vœux aux Maliens, le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, a annoncé que 2014 serait l’année de la lutte contre la corruption. Bonne nouvelle, espérons qu’il fera appel à Hercule pour relever le défis. 

Au Mali, certains cadres vivent de corruption. Il leurs faut grignoter une partie du denier publique pour satisfaire leurs besoins secondaires, achats de voitures de luxe, construction d’immeubles et de villas, achats de motos « djakarta », de téléphones de luxe pour les innombrables copines….

La corruption n’est pas une affaire de pauvres au Mali, mais de hauts cadres, ou d’hommes d’affaires  gérants des millions ou des milliards par jour sur le dos des pauvres citoyens. 

Lutter contre la corruption au Mali est un travaille d’hercule.

Ils sont prêt à tout pour combler leur désir matériels quelques soient les moyens, gare à celui qui décide de les en empêcher. Ils feront appel à leurs féticheurs, leurs bourreaux, ou autres moyens (y compris empoissonnement) pour éliminer cette personne.

 « Au Mali, si tu bouffes des millions, tu deviens célèbre, seuls les pauvres périssent dans les prisons. Les prisonniers célèbres sont connus, parmi eux il y a des maires, des députés, des ministres, tous vivent tranquille dans leurs villas», nous explique Adama Coulibaly, enseignant.

Monsieur Djiré, Imam d’une Mosquée du quartier Yirimadjo à Bamako, pense que c’est une bonne nouvelle pour les pauvres ; « cela ne doit pas rester lettres mortes. Car nous avons entendu toute sorte de discours contre la corruption dans ce pays ; mais, le résultat est toujours zéro » a t-il ajouté.

« Ibrahim Boubacar Keita nous a promis qu'il mettra de l’ordre dans ce pays », rappelle L’imam Djiré, « nous espérons qu’il mettra tout en œuvre pour honorer son engagement avec les musulmans, il n’y a pas que la récupération de Kidal, la ville de Bamako aussi est pleine de « crocodile aux dents acérés » (personne experte en corruption), il faut qu’il casse les dents à ces « virus de l’économie Malienne», a-t-il conclu.

En ce qui concerne le jugement tant attendu de l’ex Président Amadou Toumani Touré (ATT), pour haute trahison, beaucoup de tête tomberont. Tant mieux, cela ne fera qu’assainir l’administration Malienne. Mais, rappelons qu’Ibrahim Boubacar Keita fut Président de l’assemblée sous ATT, puis député. 

Djibril Elhassane Traoré

mardi 24 décembre 2013

EN CETTE PERIODE DE FROID, LES PLUS DEMUNIS VIVENT EN PLEIN AIR A BAMAKO, EN ATTENDANT DIEU



La ville de Bamako est jonchée de mendiants, de personnes handicapées physiques ou mentales, ou de simples pauvres types en quête de subsistance. Pendant la journée, certains se faufilent entre les voitures pour mendier, d’autres s’asseyent sur des trottoirs en quête de personnes de bonnes volontés. Pendant la nuit, à l’heure où les gens cherchent leurs maisons, ils sont encore présents couchés à terre, sous les échangeurs, les trottoirs, devants les kiosques, ce sont des sans abris.

Les personnes démunies sont des citoyens comme les autres. Ils ont droit à l’éducation, à l’asile, à la santé. A Bamako, Leur demeure habituelle reste les mosquées. Leur seule préoccupation est la recherche de quoi manger, de quoi porter comme habit pour se protéger contre les moustiques ou le froid et la poussière.
En cette période de froid, ils sont nombreux qui n’ont nul part où aller une fois la nuit tombée. Ils se couchent sur des trottoirs, sous les échangeurs, sous des arbres, ils sont exposés en plein air au froid, aux moustiques, à la poussière et autres dangers.

Les enfants mendiants constituent la majorité de ce monde de démunis. A 22 heure encore ils restent dehors, quand on les demande d’aller à la maison, ils se faufilent entre les voitures. Les plus courageux s’expliquent en disant que leurs parents ne sont pas à Bamako. Ils vivent avec leur maitre qui les apprend à lire le saint coran. Ils ne doivent rentrer qu’après avoir eu le montant exigés par jour et par personne.

Pendant ce temps le soi-disant maitre dort tranquillement avec sa femme et ses propres enfants chez lui.  A qui la faute ? Les parents qui abandonnent leurs enfants ? Ou le maitre qui vit sur le dos des pauvres enfants ? Qui va sauver ces enfants dans la rue ?

Pourtant, les associations et ONG humanitaires sont aussi nombreuses que les mendiants au Mali. S’il y a une cité pour les enfants « nantis » à Bamako, pourquoi pas pour les plus démunis aussi: La cité des personnes démunies. Où est l’esprit du mois d’octobre ? un mois qui est consacré à la solidarité et la lutte contre l’exclusion au Mali.

Chaque année, le gouvernement mène des actions dans ce sens ; mais, très insuffisant par rapport au nombre de personnes démunies à Bamako.
Certaines personnes de bonnes volontés mobilisent les amis et connaissances à apporter "UN PETIT GESTE POUR SAUVER" les personnes démunies. C’est le cas de ce groupe d’amis nommés « LE GRIN » qui mobilise les autres camarades à apporter des habits aux enfants sans abris. Une initiative de Monsieur Abdel Rahamane SY dit Bob SY, administrateur du groupe sur facebook. Leur slogans est clair: « CHERS (ES) AMIS (ES), VEUILLEZ VOIR DANS VOS ARMOIRES DANS VOS MAGASINS DES HABITS QUE VOUS NE PORTEZ PLUS POUR NOUS REMETTRE AFIN QUE NOUS LES ACHEMINONS A CES DÉMUNIS, "UN PETIT GESTE POUR SAUVER".
Ce qui a surtout inspiré Bob Sy, c’est : « Un soir, j’ai vu ces enfants qui dorment dehors sur le sol à 23h passé sans aucune couverture, exposés au froid, aux moustiques et autres dangers, je n’ai pas pu m’empêcher de verser des larmes, j’ai veillé toute la nuit pensant à ces pauvres et enfants innocents, le lendemain j’ai alerté les amis à venir au secours, nous avons commencé à récupérer les habits le 11 décembre 2013, cela continue jusqu’au 10 Janvier 2014», a-t-il déclaré.
L’une des solutions serait de créer une « cité des personnes démunies » dans chaque commune à Bamako pour remplacer les mosquées qui constituent des lieux d’asile « d’office » aux personnes démunies. Ensuite, entreprendre des sanctions contre les maitres coraniques qui laissent les enfants trainés dehors tard la nuit.
Il est facile de critiquer l’état, pourtant, l’état c’est chaque citoyen. Chaque Malien doit prendre ses responsabilités pour faciliter les tâches réservées à l’état.

Djibril Elhassane Traoré

mercredi 27 novembre 2013

LE GENERAL AMADOU HAYA SANOGO AUDITIONNE ET ECROUE AUJOURD’HUI A BAMAKO


Le général Amadou Haya Sanogo était l’objet d’un mandat d’amener émis par la justice Malienne. II refusait de répondre à la convocation, se référant à un quelconque statut d’ancien chef d’état. Ce matin, c’est un groupe de militaires lourdement armés qui l’a interpellé chez lui à la base.

Le général Amadou Haya Sanogo, auteur du coup d’Etat du 22 mars 2012, a été conduit manu-militari devant le juge d’instruction Yaya Karembé, juge d’instruction de la Commune III, à l’école de gendarmerie de Faladié sur la route de Sénou. Il a été inculpé de meurtres et assassinats et écroué, selon l'AFP de source judiciaire.

Les militaires ont d’abord bouclé la zone avant de le faire sortir de sa demeure.

Depuis un certain temps, la justice malienne voulait entendre le capitaine devenu général Amadou Haya Sanogo, chef de l’ex-junte, par rapport à deux évènements tragiques que notre pays a connus : le contre-coup d’Etat du 30 avril au 1er mai 2012 et la mutinerie de Kati du 30 septembre 2013. Il a refusé de répondre aux différents appels, ce qui a mis le gouvernement dans une position de faiblesse et d’embarras aux yeux de la communauté internationale.

Après le contre-coup d’Etat, plusieurs bérets rouges ont été tués alors qu’une vingtaine est toujours portée disparue. Quant à la mutinerie du 30 septembre 2013, ce sont plusieurs cadavres de militaires qui ont été découverts alors que certains comme le colonel Youssouf Traoré sont toujours introuvables. Le général reste le suspect numéro un.

 C’est pourquoi la justice veut savoir sa version des faits. Il n’est pas seul, 16 autres militaires sont soupçonnés d’avoir joué un rôle décisif dans les massacres qui ont suivi ces deux évènements. Tous les autres avaient été entendus sauf le général Sanogo qui refusait toujours de se présenter devant la justice.

La question que se pose bon nombre de citoyens est de savoir si le gouvernement contrôle bien la situation sécuritaire du pays pour entamer une telle procédure contre l’auteur du coup d’état le plus improvisé de l’histoire du Mali.

Nul n’est au-dessus de la loi, mais il est impératif de savoir choisir le moment des évènements de ce genre dans un pays en guerre depuis plusieurs années.

Le nord reste une priorité nationale, quant au cas de Sanogo, selon M. Dembélé Administrateur civil: « nul n’est au-dessus de la loi ; certes, mais le moment n'est-il pas mal choisi ? Sauf si le gouvernement est sous une pression internationale; dans ce cas, il faut encore prier pour la stabilité dans le pays ».

Djibril Elhassane Traoré