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samedi 24 mai 2014

LE MALI N’EST PAS EN GUERRE CONTRE LES TOUAREGS, TAMASHEQS OU ARABES, MAIS CONTRE LES NARCOTRAFIQUANTS ET TERRORISTES LIES AU MNLA.



Un soldat Malien qui se bat pour la libération du Mali


Le Colonel-Major Fayçal Ag Kiba, Bras droit du Général Ag Gamou a été tué dans les combat. Il est mort pour le Mali, Dors en paix Mon COLONEL.
Nous ne cessons d'informer l'opinion internationale que le MNLA est un mouvement terroriste qui sème le désordre et la terreur au nord du Mali et à Kidal. Le mouvement s’est rallié aux autres mouvements terroristes tels que le MUJAO, AN SARDINE et AQMI pour affaiblir l’armée Malienne afin de faire du nord un no- man’s- land. 

Si VOUS laissez le mnla triomphé au nord du Mali, Mieux vaut plier bagage et rentrer chez vous. Car, ce sont vos intérêt qui seront les premiers menacés.

mardi 20 mai 2014

IBK A ENFIN TROUVE LE PREMIER MINISTRE QU’IL LUI FALLAIT POUR PORTER LA COURONNE DE SOUNDIATA.



Moussa Mara, trente neuf ans, le plus jeune Premier Ministre de l’histoire du Mali, est-il l’IBK du Président Ibrahim Boubacar Keita (IBK) ?


Rappelons qu’en 1994, quand les mouvements estudiantins ont débordé Alpha Oumar Konaré- Premier Président démocratiquement élu au Mali- il lui a fallu un certain IBK comme Premier Ministre, de 1994 à 2000, pour calmer le jeu. 


C’est ce même IBK qui est en ce moment Président de la république du Mali et qui avait besoin d’un HOMME COMME  LUI pour calmer les bandits. Un homme, Moussa Mara, qui vient de nous prouver qu’il peut relever le défi de Kidal. Si toute fois le Président le laisse faire, c’est certains que le courage de cet homme fera hisser le drapeau Malien sur le gouvernorat de Kidal pour toujours.


Quelque soit la défaite et l’humiliation qu’à subi Moussa Mara et sa délégation, il faut reconnaitre qu’il reste le héros du périple. Le fait d’accepter d’affronter ces animaux est un défi qu’il a déjà relevé. Les bandits peuvent gambader dans la cours, jouant au héros, mais ils ignorent que CE N’EST PAS FINI.


Djibril Elhassane TRAORE

dimanche 18 mai 2014

LA CEDEAO ENCORE!!! POURQUOI FAIRE????

Le Président de la République du Mali, Ibrahim Boubacar Kéita aurait appelé le samedi soir le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Dramane Ouattara, pour demander une réunion extraordinaire de la Cédéao autour de la situation de Kidal. La question que l'on pose est de savoir pourquoi faire?
 
La CEDEAO est il au courant du déplacement du Premier Ministre sur Kidal? Comment le gouvernement Malien peut-il entamer une telle démarche sans mesurer les conséquences au préalable?
 
A suivre.....
 
Djibril Elhassane Traoré

Communiqué du Ministère de la Défense relatif à la situation à Kidal

 Le ministre de la Défense et des anciens combattants informe l’opinion nationale et internationale que le samedi 17 mai 2014 les Forces Armées et de sécurité maliennes, dans l’accomplissement de leurs missions de sécurisation du séjour du Premier ministre et sa délégation à Kidal, ont eu à faire face à des actes de violence et d’agression perpétrés par le MNLA appuyé par des éléments des groupes terroristes.

Au cours des affrontements, les Forces armées maliennes ont enregistré huit (8) morts et vingt-cinq (25) blessés tandis que vingt-huit (28) morts et soixante et deux (62) blessés ont été dénombrés du côté des agresseurs.
Le ministre présente les condoléances du gouvernement aux forces armées et de sécurité du Mali, ainsi qu’aux familles des disparus, et souhaite un prompt rétablissement aux blessés.

Nos forces ont repris le contrôle de tous les bâtiments administratifs à l’exception pour le moment du Gouvernorat où le MNLA et les terroristes détiennent une trentaine de fonctionnaires en otages.

Le ministre rassure nos concitoyens que conformément aux instructions du président de la république, chef suprême des armées, toutes les mesures conséquentes seront prises pour garantir la sécurité des personnes et de leurs biens à Kidal, consolider la souveraineté de l’Etat et protéger le processus de dialogue politique.
Bamako le 18 mai 2014
Le ministre de la défense et des anciens combattants

Soumeylou Boubèye Maïga
Commandeur de l’ordre national

COMMUNIQUE DU GOUVERNEMENT RELATIF A LA SITUATION A KIDAL 

Ce 17 Mai 2014, le gouvernorat de Kidal est soumis à des tirs nourris venant des positions tenues par une coalition de djihadistes, des terroristes prétendument sortis de l’Azawad. Ces attaques se sont poursuivis toute la journée mettant en danger la vie des occupants du bâtiment et des membres du gouvernement en mission dans la région, qui y tenaient une séance de travail avec l’administration régionale.
Le gouvernement de la République condamne fermement cet acte ignoble qui a fait des victimes civiles et militaires.
Le gouvernement considère cette attaque inqualifiable et lâche comme une déclaration de guerre, qui ne lui laisse que le choix de la riposte.
Le gouvernement informe l’opinion publique nationale et internationale qu’il apportera la réponse appropriée à cet acte.
Le gouvernement du Mali
  Primature
Source: Malijet

samedi 17 mai 2014

MALI: LE PREMIER MINISTRE MOUSSA MARA A RELEVE LE DEFIS EN DEJEUNANT A KIDAL AUJOURD’HUI



Le Premier ministre malien Moussa Mara est arrivé aujourd’hui samedi 17 Avril 2014 à Kidal, ville située à 1.500 km au nord-est de la capitale Bamako et fief du mnla et complices.

Après quelques échanges de tirs avec l’armée Malienne, les éléments du mnla se sont terré quelques part dans le désert. Il faut noter également que le mnla s'est servi comme d'habitude des femmes et des enfants pour faire des barricades à la délégation du Premier Ministre.

Selon un responsable onusien à Kidal « Un hélicoptère de la Minusma (Mission de l’ONU au Mali) appuyé par un autre appareil de l’opération (française) Serval ont permis au Premier ministre malien d’arriver à Kidal ».

« L’avion du Premier ministre n’a pas atterri à l’aéroport de Kidal mais dans le camp militaire tenu par la Minusma », a précisé la même source. 

C’est la première visite d’un premier ministre Malien depuis l’occupation du Nord par les djihadistes.  

Moussa Mara et sa délégation sont accueilli par le gouverneur de la région de Kidal, il s’est rendu au camp 1 de Kidal où il a effectué une réunion avec les militaires Maliens.

C'est un GRAND PAS qu'il vient d'effectuer pour la reconquête de la ville de Kidal. C'est aussi un bon début pour un jeune Premier Ministre. 

Djibril Elhassane TRAORE

lundi 10 février 2014

LUTTE CONTRE L’EXCISION AU MALI : LA PRATIQUE CONTINUE, MAIS, LE DEBAT RESTE OUVERT



Pourquoi l’excision dans notre société ? Quel est l’origine de cette pratique plus vieille que les deux religions monothéistes, l’islam et le christianisme ? Voilà les deux questions qui  attendent encore des réponses convaincantes. « Nous ne faisons que suivre nos ancêtres », réponse de la plus part de nos vieilles personnes. Et pourtant il y a bien une raison.

L’excision, également appelée Mutilations Génitales Féminines (MGF), recouvre « toutes les interventions incluant l’ablation partielle ou totale des organes génitaux externes de la femme ou autre lésion des organes génitaux féminins pratiquées pour des raisons non médicales » (Définition de l’Organisation Mondiale de la Santé).

Selon les pays, les coutumes et les ethnies, l’excision peut prendre diverses formes: l’ablation partielle ou totale du gland du clitoris, l’ablation partielle ou totale du gland du clitoris et des petites lèvres, rétrécissement de l’orifice vaginal avec recouvrement par l’ablation et l’accolement des petites lèvres et, avec ou sans excision du clitoris (infibulation.

EN QUOI CONSISTE L’EXCISION ?

Au Mali dans certaines régions, la pratique consiste à enlever partiellement  ou totalement le gland du clitoris. Le but est d’empêcher le gland du clitoris  de s’allonger en débordant les deux lèvres supérieures ou en formant une sorte de « pénis » suspendu au dessus du vagin. Ce qui gênait beaucoup d’hommes. Puisque chez certaines femmes, le clitoris peut atteindre plusieurs centimètres de longueur avec l’âge.

Dans d’autres localités du Mali c’est l’ablation partielle ou totale du gland du clitoris et des petites lèvres. Les deux lèvres inferieures ont tendance à dépasser les deux supérieures. Alors, on coupe une partie des lèvres en plus du gland du clitoris. Embellir l’apparence du sexe féminin en enlevant les impuretés, c’était la mentalité des gens à l’époque.

Ils ont donc jugé nécessaire de rendre la femme propre en lui enlevant une partie du clitoris ou des lèvres inférieures.

ORIGINE DU MOT EXCISION EN LANGUE BAMANANKAN

Dans la langue Bamanankan, on peut connaitre l’histoire ou l’origine d’un mot à partir de sa  formation et prononciation. L’excision signifie an langue bamanankan « bolokoli », qui veut dire en Français terre à terre nettoyage de la main, « bolo » signifie la main et « koli » signifie lavage. Il y a eu une autre appellation après l’arrivée de l’islam qui est « salidjiladon », valable pour la circoncision et l’excision. « Sali » signifie prière, « dji » signifie l’eau, « ladon » signifie initiation, donc en un mot, initier quelqu’un à se purifier avec de l’eau comme on le fait avant de prier. D’où l’idée de rendre la femme propre avant le mariage. Voilà l’origine des mots « bolokoli » ou « salidjiladon ».

L’EXCISION N’A RIEN A VOIR AVEC L’APPETIT SEXUEL DE LA FEMME

Il ne s’agissait pas de diminuer l’appétit sexuel d’une femme, loin s’en faut ; l’objectif est de la rendre encore plus belle une fois nue devant son mari. La beauté étant culturelle, l’homme était sans doute gêner ou même inerte devant une femme possédant un « petit pénis ». Ce n’était pas une fierté féminine, d’où la pratique.

Il y a plusieurs formes d’orgasmes et zones érogènes chez la femme. La plupart des femmes atteint assez facilement l'orgasme clitoridien, tandis que d’autres atteint aussi l'orgasme par la stimulation du vagin, la pénétration.

N’oublions pas le point G (ou point de Grafenberg) qui est aussi le nom d'une zone du vagin, réputée extrêmement érogène et dont la stimulation amènerait presque systématiquement un orgasme. Il a la forme d'une petite boule palpable de moins d'un centimètre de diamètre qui augmente de taille lors d'une stimulation.

 L’ablation du clitoris ou des lèvres inférieures n’avait donc pas pour raison de diminuer l’appétit sexuel de la femme, mais plutôt d’encourager l’homme à s’y aventurer.

EXCISION ET FIDELITE

La femme n’avait pas besoin d’être exciser pour être fidèle à son mari. La fidélité lui était enseigner depuis à bas âge. On lui apprenait à s’asseoir correctement, à se relever correctement, à marcher correctement. « Une femme doit être vierge le jour de son mariage et rester fidèle à son mari jusqu’à sa mort », cela lui était chanter pendant les semaines de la noce par la vieille, appelés « magnamaka » en langue bamanankan, qui l’accompagnait chez son mari.

Avant, le copinage entre garçon et fille existait. Le garçon était le gardien de sa copine. Il veille sur elle jusqu’à son mariage. Si le mari de celle-ci la trouve vierge le jour de son mariage, c’était un honneur pour le garçon et sa famille. Les cadeaux pleuvaient de partout de la part des parents de la fille. « Un de mes oncles m’a dit qu’il a eu deux bœufs pendant sa jeunesse puisqu’il a su garder deux copines successivement jusqu’à leur mariage sans les violer », témoigne Issa Traoré.

Selon Issa Traoré : « Les jeunes garçons quittaient de village en village pour faire le « soumou », (veillée nocturne en français) avec leurs copines, mais, c’était juste un amour platonique, jamais de rapport sexuel », il ajoute également que c’était une malhonnêteté et un déshonneur de faire l’amour avec sa copine.

L’inceste ou l’adultère étaient des contes : Telle Reine est tombé amoureuse de son valet ou telle Roi enceinta sa servante, mais jamais de faits quotidien comme maintenant. Nos ancêtres savaient parfaitement ce qui était mieux pour eux.

L’EXCISION SELON LA RELIGION MUSULMANE

Les  Ulémas sont certains que ce n’est pas écrit dans le Coran. Ils font plutôt référence à la « Sounna » (recommandation du prophète) paix et salut sur lui (PSL). Selon laquelle le prophète (PSL) aurait un jour dit à une exciseuse: «  Si tu coupes, ne coupes pas tout ».

C’est l’argument que certains musulmans utilisent pour l’autoriser. L’imam Sacko pense qu’au lieu de l’interdire, l’état doit plutôt médicaliser cette pratique pour ceux qui veulent continuer à le faire. Il ajoute également que si certaines personnes ont le droit de devenir homosexuel pourquoi empêcher l’excision à d’autres?

D’autres pensent que l’éducation est bien possible sans l’excision. La religion musulmane nous impose d’éduquer nos enfants filles et garçons en les enseignant les paroles de Dieu dans le coran et les hadiths du prophète Mouhamed (PSL) afin qu’ils ne soient pas égarés.

« A Bamako, une fille excisée non éduquée est bien pire qu’une fille non excisée mais éduquée », constate Drissa Diallo enseignant ; « celles qui circulent dans les boites de nuit et dans les chambres de passes sont toutes excisées en général et musulmanes en majorité » a-t-il ajouté.

Les parents ont failli à leur devoir d’enseignant depuis des années. « J’appelle cela la chute de la famille au Mali. L’honneur et la dignité qui étaient les fondements de notre société sont bafoués de nos jours », Martèle Baba Diallo.

LES INFECTIONS ET HEMORAGIE DUS A L’EXCISION

Il faut rappeler que n’importe qui n’était pas exciseuse et ne pouvait le devenir. Il fallait être de père et de mère forgeron comme c’est le cas dans certaines localités de la région de Ségou. Cela ne fait pas d’eux une ethnie inférieure, bien au contraire, ce sont des Hommes de sciences occultes maitrisant le feu, la terre et la fabrication des armes de guerres.

Les forgerons pratiquent l’excision ou la circoncision à but non lucratif, mais social. C’est leur rôle dans la société et ils en sont conscients et fier. Les exciseuses connaissent bien l’appareil génital féminin, elles savent où, quand et comment couper. Elles connaissent aussi la saison, le temps et le moment favorable dans la journée pour procéder à une telle opération qui consiste à verser le sang sans provoquer un danger.

Avant de couper, elles consultent d’abord les filles pour connaître l’état du clitoris. Ce qui les amène à ne pas couper le même centimètre chez toutes les filles car elles n’ont pas la même longueur clitoridienne.

Muni d’un couteau spécial qui n’était pas forgé par n’importe qui, et des produits spéciaux à base de plantes pour soigner la blessure, en un temps record l’opération est vite fait sans laisser de traces néfastes à la fille.

Comme a dit Amadou Hampaté Bâ: « en Afrique, un vieillard qui meurt c’est une bibliothèque qui brule », il ne s’agit pas seulement des hommes, mais des femmes aussi. C’est cette même raison qui a fait que les exciseuses spécialistes sont parti avec leur couteau et leur savoir. En ce moment, n’importe qui pratique l’excision avec n’importe quoi, n’importe où et n’importe quand, certaines le font même avec des lames ce qui provoque souvent des accidents.

A force de mal faire la pratique, elle est devenue source d’hémorragie, de fistules, de sécheresse vaginal que nos ancêtres ne connaissaient même pas, toute sorte de maladie sexuelle est attribuer à l’excision.

ET MAINTENANT, QUE FAIRE ?

La pratique de l’excision ne fait plus l’unanimité au mali, cela est dû à l’effort fourni par des ONG  et l’appui du gouvernement. Mais forte est de reconnaître que la majorité des Maliens le font encore, même à Bamako. Au Mali, l’excision concerne plus de 85% des femmes âgées de 15 à 49 ans. Pour inverser cette tendance, seule la sensibilisation peut aider les gens à comprendre, pas en glissant des sommes colossales aux exciseuses.

 Certains pensent qu’il faut plutôt médicaliser l’excision en formant les matrones dans les hôpitaux et Centres de santé communautaires. Le gouvernement aura du mal à soutenir cette idée, car beaucoup d’encre a coulé, et beaucoup de financement a été effectué pour l’arrêter.

Les temps ont changés les mentalités aussi doivent changées, nous devons apprendre à évoluer avec le temps. La sensibilisation doit continuer pour une réussite honorable du combat contre l’excision.

Djibril TRAORE