Selon la définition la plus courante sur les sites de recherche tels que Google, l'excision désigne l'ablation partielle ou totale des organes génitaux externes de la femme (le clitoris et souvent les petites lèvres), pratiquée le plus souvent pour des raisons culturelles ou traditionnelles, sans justification médicale. Ce terme est également utilisé en chirurgie générale pour désigner l'ablation d'un tissu biologique ou d'une lésion.
En Afrique de l'Ouest, particulièrement au Mali, l'excision était pratiquée sur certaines jeunes filles de sept ans qui présentaient des signes physiques, comme une croissance rapide des zones concernées, et des comportements inappropriés, comme des attouchements incessants sur les zones intimes.
Quand les personnes âgées remarquaient ces signes, l'enfant devait subir l'excision afin de rendre cette zone plus belle et la femme plus discrète. L'objectif était de rendre la femme belle, propre et discrète.
De nos jours, l'excision n'est plus pratiquée comme elle l'était du temps de nos ancêtres.
Les bébés et les enfants de moins de sept ans sont excisés partout et par n'importe qui. Avant, il y avait des gens et des lieux choisis pour cette pratique.
Toutes les filles n'étaient pas excisées. Seules celles qui présentaient les signes étaient soumises à cette pratique, qui se faisait par groupe d'âge.
Dans un groupe, on pouvait trouver quelques personnes non excisées parce qu'elles ne présentaient aucun des signes. Elles accompagnaient les autres pour échapper aux moqueries (blokoro mousso, « filles non excisées »). En général, ce sont des enfants dont le clitoris est enfoui. On faisait juste dégager le clitoris s'il est trop enfoui.
L'histoire de l'Afrique a été presque effacée ; aujourd'hui, nous ignorons comment vivaient nos ancêtres avant les quatorze siècles de colonisation arabe.
Les Africains ignorent leur propre histoire, voilà pourquoi les accidents se multiplient lors des excisions : on coupe soit la mauvaise partie, soit la mauvaise personne.
Que se passe-t-il ailleurs ?
Les remarques de nos ancêtres s'appliquent à toutes les femmes du monde. En France, les femmes pratiquent une opération similaire appelée nymphoplastie.
La nymphoplastie (ou labioplastie) est l'opération la plus courante en Europe. Elle consiste à réduire la taille du clitoris et des petites lèvres lorsqu'elles dépassent les grandes lèvres (hypertrophie).
Pour le clitoris, on parle de capuchonplastie. Il s'agit de la réduction du capuchon clitoridien.
De quoi s'agit-il ? Il s'agit de l'intervention la plus fréquente liée au clitoris. Elle consiste à retirer l'excès de peau du repli cutané (le capuchon) recouvrant le gland du clitoris.
Pourquoi ? Elle est très souvent associée à une nymphoplastie (réduction des petites lèvres) afin de maintenir une harmonie visuelle.
Elle permet également de dégager le clitoris s'il est trop enfoui, afin d'améliorer les sensations lors des rapports sexuels ou de supprimer des frottements douloureux.
Nos ancêtres Africains pratiquaient la même opération sur les clitoris enfoui.
Les Africains doivent se réveiller, un jour viendra où les femmes Africaines depenseront des millions pour pratiquer la nymphoplastie ou la capuchonplastie (en terme africain excision).
En conclusion, la femme a le droit d'être assistée médicalement de sa naissance à son accouchement, un droit fondamental qui doit être respecté à la lettre.
Djibril Elhassane Traoré
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