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samedi 7 mars 2015

Terrorisme à Bamako: Le mouvement islamiste Al-Murabitoune revendique l’attentat de Bamako



ALAKHBAR (Nouakchott)- Le mouvement ilsamiste Al-Murabitoune dont le leader Mokhtar Belmokhtar alias Khaled Abou al-Abbas a revendiqué, dans une vidéo reçue à Alakhbar, l’attentat survenu dans la nuit du 6 au 7 mars à Bamako capitale malienne) où cinq personnes ont été tuées.

La vidéo du mouvement islamiste Al-Murabitoune sera mise en ligne incessamment.

Parmi les victimes trois Maliens dont un policier, un officier belge de sécurité de la délégation européenne et un Français en plus d’une dizaine de blessés. L’attaque avait visé le bar-restaurant "La Terrasse" qui est très fréquenté par des occidentaux.

Source: ALAKHBAR

Attentat à Bamako: Trois Européens et deux Maliens abattus

Rue «Princesse» à Bamako, où a eu lieu l’attaque du vendredi 6 mars 2015.|RFI / David Baché
Trois Européens, dont un Français et un Belge, et deux Maliens ont été abattus dans la nuit de vendredi à samedi dans une attaque contre un restaurant de Bamako, ont annoncé la police et une source hospitalière.

Le président François Hollande a dénoncé « avec la plus grande force le lâche attentat » commis à Bamako et va « offrir l’aide de la France » au président malien Ibrahim Boubakar Keïta, a indiqué la présidence française dans un communiqué.

Selon la police malienne, au moins un homme armé est entré peu après minuit heure locale dans le restaurant La Terrasse, situé dans un quartier de la capitale malienne apprécié des expatriés, et a ouvert le feu, selon la police.

« C’est une attaque terroriste, même si nous attendons des précisions. Selon un bilan provisoire, il y a quatre morts: un Français, un Belge et deux Maliens », a déclaré un policier sur place à l’AFP.

Mais une source à l’hôpital Gabriel Toure de Bamako a ensuite indiqué qu’un troisième Européen, dont la nationalité n’a pas pu être établie immédiatement, était mort lors de son admission dans cet établissement. De plus, huit personnes ont été blessées, selon cette source hospitalière.

Paris a confirmé la probabilité du décès d’un Français. « ll y a très vraisemblablement un Français, en cours d’identification, parmi les cinq victimes ayant trouvé la mort. Il n’y aurait pas de Français, en revanche, parmi les blessés, mais des vérifications sont en cours », indique le communiqué de la présidence.

Un quotidien privé de Bamako, Le Combat, a affirmé sur son site web qu’un homme et une femme avaient ouvert le feu avec des armes de gros calibre pendant qu’un troisième assaillant montait la garde à l’entrée du restaurant, mais cette information n’a pas pu être vérifiée immédiatement.

Selon ce même quotidien, des témoins ont déclaré avoir vu les agresseurs s’échapper dans au moins deux véhicules, une Mercedes noire et une BMW.

- « offrir l’aide de la France » -

L’ambassade de France « a constitué une cellule de crise, averti les Français dès cette nuit et renforcé la sécurité de nos implantations en liaison avec les autorités maliennes », a indiqué la présidence française.

M. Hollande « va s’entretenir avec le président du Mali Ibrahim Boubakar Keïta pour lui témoigner sa sympathie, son amitié et lui offrir l’aide de la France », déclare le communiqué.

Selon un correspondant de l’AFP sur place, des pompiers ont sorti sur une civière le corps d’un Français tué dans l’établissement La Terrasse, un restaurant-nightclub situé dans le quartier très fréquenté de l’Hippodrome.

Dans une rue voisine du bar, le corps d’un policier malien et celui du gardien d’un domicile privé gisaient au sol, alors qu’un peu plus loin le corps d’un ressortissant belge était également visible.

Des dizaines de policiers ont bouclé le secteur, et les rares témoins directs de l’événement refusaient de témoigner par peur de représailles.

L’ambassade de France à Bamako a adressé un message conseillant « la prudence » à tous les ressortissants français vivant dans la capitale malienne.

Le Mali est le théâtre de rivalités ethniques et d’une insurrection islamiste et tente de retrouver la stabilité et la paix depuis un coup d’Etat en 2012.

Des jihadistes liés à Al-Qaïda ont contrôlé une grande partie du territoire pendant plus de neuf mois jusqu’à ce qu’une intervention militaire française les chasse en partie de la région.
AFP

jeudi 26 février 2015

Kidal : le nouveau chef coutumier rejette toute idée d’indépendance



Niamey (Niger) 25 mai 2013. Mohamed Ag Intalla arrive au Palais présidentiel pour rencontrer le président Mahamadou Issoufou. AFP PHOTO / BOUREIMA HAMA
 C’est dans une interview à l’AFP, mercredi, que le nouveau chef coutumier du bastion touareg de l'extrême nord-est du Mali, a révélé sa position.

Pas question d'indépendance ou d'autonomie du nord du pays pour Mohamed Ag Intalla qui a succédé en décembre à son père comme Amenokal (chef élu par les sages) de l'Adrar des Ifoghas, après le décès de celui-ci. 

Intalla suggère plutôt que Kidal devienne la capitale du Mali.

"Kidal est malien, je suis contre l'indépendance  et même l'autonomie de Kidal", aux mains des rebelles touareg depuis mai 2014 après avoir vaincu l'armée malienne, a-t-il assuré.

Sa déclaration prend délibérément le contrepied de certains groupes rebelles touareg actuellement en négociation avec le gouvernement à Alger revendiquant l'autonomie du nord du Mali qu'ils appellent "Azawad".

Joint par l'AFP à partir de Bamako, Mohamed Ag Intalla, député du parti au pouvoir, a par ailleurs affirmé que dans le cadre de la réconciliation nationale, il s'apprêtait à sillonner le nord du Mali avec d'autres chefs de communauté pour "prôner la paix".

"Il faut faire la paix. Il faut parler entre Maliens pour savoir comment on va tous profiter du développement. Il faut qu'on implique les populations", a-t-il estimé.

"Il y aura une mission à l'intérieur de la région de Kidal. La même mission dans la région de Gao pour sensibiliser la société civile. Pour prôner la paix", a insisté le nouvel Amenokal.

Les revirements d'alliances au sein des mouvements armés du Nord, traditionnellement fluctuants, se sont multipliés à l'approche de la reprise des pourparlers d'Alger le 16 février.

La semaine dernière, un des chefs militaires de la branche du Mouvement arabe de l'Azawad (MAA) favorable à la rébellion, Ali Idriss Hamaha, a annoncé son ralliement au camp pro gouvernemental.

En décembre, un chef militaire de la rébellion touareg, le colonel Hassane Ag Mehdi, avait également fait défection.

Le nord du Mali était tombé au printemps 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Ils ont été en grande partie chassés par l'opération Serval, lancée à l'initiative de la France en janvier 2013, à laquelle a succédé en août 2014 Barkhane, dont le rayon d'action s'étend à l'ensemble de la zone sahélo-saharienne.

Des zones entières du nord du Mali échappent néanmoins au contrôle du pouvoir central.

(L’information reprise ici provient de l’AFP).
Source: VOA

mercredi 28 janvier 2015

La MINUSMA annonce le retrait de son projet de sécurisation à Tabankort

 Communiqué

Bamako, le 28 janvier 2015 - Comme le stipule son mandat, la protection des populations civiles est la priorité de la MINUSMA et l’impartialité est au cœur de ses actions et de son travail au Mali. 

De violentes manifestions ont eu lieu hier à Gao. Des victimes sont à déplorer, la Mission a diligenté une enquête pour faire toute la lumière sur ces évènements regrettables et condamnables. 

Ces manifestations font suite à une incompréhension et une confusion entretenues par une manipulation à des fins de propagande politique, dont la MINUSMA a été victime, à travers la circulation d’un document de travail qui projetait l’établissement d’une « zone de sécurité temporaire » dans la région de Tabankort, suite aux nombreux affrontements des groupes armés dans cette région.  

Les affrontements de Tabankort constituent une violation flagrante du cessez-le-feu. La MINUSMA avait engagé des discussions techniques avec les responsables militaires de la Coordination et de la Plateforme, afin que soit mis un terme aux hostilités. 

L’objectif principal était d’identifier une sortie de crise satisfaisante à la situation de Tabankort, où la population civile était en danger. La MINUSMA a procédé à l’évacuation d’un nombre important de victimes civiles, parmi lesquelles des blessés dans un état critique. 

Ce document de travail, une piste de réflexion sans aucune portée juridique, constituait un projet en cours d’élaboration destiné à être accepté par l’ensemble des mouvements armés puis soumis au Gouvernement.  Ce document, a malheureusement été manipulé dans la forme, puis diffusé par certains médias, entraînant une confusion dans l’opinion publique. 

A ce titre, le projet ayant été mal compris et détourné de son objectif principal, n’a plus sa raison d’être.

M. Arnauld Akodjènou, Représentant spécial adjoint du Secrétaire général de la MINUSMA chargé des affaires politiques, a précisé hier, lors d’une conférence de presse que “ d’autres dispositions seront recherchées en accord avec l’ensemble des parties concernées “. 

La MINUSMA exhorte toutes les parties concernées à respecter scrupuleusement leurs engagements, à résoudre leurs différends par la voie du dialogue, notamment dans le cadre du Comité Technique Mixte de Sécurité (CTMS), auquel elles ont adhéré à travers l’Accord Préliminaire de Ouagadougou, afin de poursuivre le processus de négociation de paix engagé à Alger.

Source: MINUSMA



mardi 27 janvier 2015

CONFERENCE DE PRESSE MINUSMA 27 01 2015, Bamako


Message d’introduction par M.David Gressly,
Représentant spécial Adjoint de la MINUSMA aux affaires humanitaires et Officier en charge.

Je tenais tout d’abord à vous remercier pour votre participation à cette conférence de presse qui se tient dans des conditions douloureuses pour le peuple malien ainsi que la MINUSMA.

En effet, ce matin à Gao, ce qui devait être une manifestation pacifique a malheureusement dégénéré, et des victimes sont à déplorer. Des morts sont à déplorer. Des blessés sont à déplorer.

Nous avons demandé à la Croix rouge d’établir un bilan précis, mais ce que nous pouvons affirmer pour l’heure, c’est que :

- La manifestation devait se tenir Place de l’Indépendance à Gao.
- Alors que nous recevions à leur demande les délégués de la manifestation dans nos bureaux de la MINUSMA, une foule s’est dirigée vers notre camp où elle s’est amassée aux environs de 10h et a commencé à jeter pierres et cocktails Molotov avant de tenter de pénétrer dans notre camp. Face à la tournure violente des évènements, la Police des Nations Unies a alors utilisé du gaz lacrymogène et effectué des tirs d’avertissement dans le but de disperser les manifestants hostiles et les empêcher d’entrer dans le camp de la MINUSMA.

- Nous sommes attristés par cette escalade de violence qui n’avait pas lieu d’être. La MINUSMA s’engage tous les jours au côté du peuple malien dans le but de ramener paix et stabilité dans le pays.

- Comme vous le savez des affrontements étaient en cours depuis plusieurs semaines à Tabenkort et ses environs. Des populations civiles étaient en danger. La MINUSMA est alors intervenue dans le but de sauver des vies alors que des combats s’y déroulaient.

- Des négociations avec les parties concernées ont alors débuté. Un document de travail, qui je le souligne, est un document de travail et n’a rien d’un document officiel a alors été manipulé et a fuité dans les médias le weekend dernier. Je précise, un document de travail discuté avec la Plateforme et revu avec la CMA en vue d'arrêter les affrontements dans et autour de Tabankort. Ce document était censé être discuté avec les autorités avant de procéder à sa mise en œuvre.

- Ce document a été utilisé à des fins de propagande politique, mais également de déstabilisation du processus de paix et nous le déplorons. Un tel procédé ne peut que créer de la confusion et détourner ce document de son objectif principal, à savoir : identifier une sortie de crise satisfaisante pour la situation à Tabankort. Nous espérions qu'un accord final permettrait de retrouver un climat serein nécessaire à la reprise prochaine des pourparlers à Alger. La MINUSMA poursuit toujours les meilleures voies pour diminuer la tension à Tabankort et ailleurs.

Nous sommes ici avec vous pour la paix. C’est ce qui nous anime. Tous les jours.
La MINUSMA, par l’intermédiaire du Représentant spécial Adjoint M.Akodjènou ici présent s’est longuement entretenue hier avec les représentants des manifestants leur assurant que leurs doléances seraient prises en compte.

Ce matin, la manifestation n’avait donc aucune raison de dégénérer, la violence doit cesser. Nous appelons le peuple malien à sa plus grande sagesse, rien ne se résout par la violence.

J’ai tenu à vous rencontrer aujourd’hui pour apporter les éclaircissements nécessaires à une bonne compréhension de la situation et vous signifier que la MINUSMA reste aux côtés du peuple malien.

Nous regrettons les victimes d’aujourd’hui et présentons aux familles et au peuple malien nos condoléances les plus attristées, tout en souhaitant un bon et rapide rétablissement aux blessés. Je peux vous assurer qu’il y aura une enquête sérieuse sur ce qu’il s’est passé aujourd’hui, une enquête sérieuse.

Je vous remercie.


Mali/Gao: La division du Mali par la minusma est en cours

La minusma en action pour la division du Mali. Mais, elle vient de déclencher la révolution pour la libération totale du nord.
 
La révolution a commencé à Gao et s'étendra sur toute l'étendu du territoire national.
Les autorités Maliennes ont intérêt à condamné ces actes barbares des troupes de la minusma et prendre des mesures qui s'imposent. 

Le Mali ne sera jamais comme le Rwanda ou le Soudan.






La minusma a tué cinq personnes ce jour Mardi à Gao, IBK dort tranquillement à Berlin


Aujourd'hui Mardi 27 janvier 2015, la population a recommencé sa marche de protestation contre les troupes de la minusma à Gao. Les troupes Rwandaises ont tiré sur les populations et font 5 morts et plusieurs blessés.

Tout a commencé avec le projet d'accord de zone de sécurité temporaire que  la Minusma a signé avec les groupes armés de la coordination autour de Tabankort sans les autorités Maliennes. 

La marche a quitté aux environs de 10h la place de l’indépendance de Gao pour le super camp de la Minusma vers l’aéroport. Malheureusement les troupes Rwandaises les attendaient de pieds fermes et ont ouvert le feu sur les civils non armés. 

Cinq morts sur le champ et plusieurs blessés qui sont dans le coma. Présentement la situation reste toujours tendue dans la cité des Askia. Les autorités Maliennes restent silencieux pour le moment et le Président IBK se trouve à Berlin.

Affaire à suivre